L’origine du mot grève

L’étymologie du mot grève est curieuse. L’actuelle place de l’Hôtel de Ville à Paris s’est longtemps appelée la place de Grève ou la Grève. Cette place devait son nom à son emplacement, situé en bord de Seine : une grève désigne, encore aujourd’hui, un terrain de sable et de gravier le long de la mer ou d’une grande rivière. Les ouvriers sans travail s’y réunissaient, c’est là que les entrepreneurs venaient les embaucher. « Faire grève », « être en grève », c’était donc se tenir sur la place de Grève en attendant de l’ouvrage, suivant l’habitude de plusieurs corps de métiers parisiens, ou plus généralement chercher du travail.

Quand les ouvriers, mécontents de leur salaire, refusaient de travailler à ces conditions, ils se « mettaient en grève », c’est-à-dire qu’ils retournaient sur la place de Grève en attendant qu’on vienne leur faire de meilleures propositions. « Faire grève » et « se mettre en grève » ont fini par prendre le sens d’abandonner le travail pour obtenir une augmentation de salaire.

Le mot « grève » a été finalement retenu pour désigner la cessation volontaire, collective et concertée du travail par les salariés afin d’exercer une pression sur le chef d’entreprise ou les pouvoirs publics.

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