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Ne pas confondre mieux et meilleur en français

Une erreur très fréquente des étudiants hispanophones en français langue étrangère est la confusion entre mieux et meilleur. Elle s’explique très simplement : on ne fait aucune différence entre ces deux mots en espagnol. Ainsi, mieux et meilleur se traduisent tous les deux par mejor.

En français, mieux est le comparatif (ou le superlatif) de l’adverbe bien ; meilleur est le comparatif (ou le superlatif) de l’adjectif bon. Si vous hésitez sur la forme à utiliser, le truc consiste donc à supprimer la comparaison pour retrouver la phrase initiale.

Par exemple, devez-vous dire : « Depuis quelques mois, il parle mieux » ou « Depuis quelques mois, il parle meilleur » ? Il suffit de vous rappeler qu’en l’absence de toute comparaison vous diriez : « Il parle bien » (et non *il parle bon*). La phrase correcte sera donc : « Depuis quelques mois, il parle mieux ». C’est sans doute un peu laborieux, mais au moins vous ne risquerez plus de vous tromper !

Il reste enfin à vous rappeler que, bon et meilleur étant des adjectifs, ils varieront en genre et en nombre : bon(ne)(s) et meilleur(e)(s).

Une bonne pizza et Les meilleures pizzas du quartier.

Toutefois, les prononciations de meilleur, meilleure, meilleurs et meilleures sont identiques !

Quant à mieux, étant donné que c’est adverbe, il est invariable et s’écrit toujours avec un x final.

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Erreurs habituelles des hispanophones et des catalanophones en français

De la même façon qu’une même communauté linguistique aura tendance à répéter les mêmes erreurs en lexique, les hispanophones et les catalanophones reproduisent généralement les mêmes erreurs en syntaxe. Ces difficultés sont dues aux interférences entre la langue d’apprentissage, ici le français, et la ou les langues maternelles ; lorsque les langues sont proches, comme c’est le cas entre le français, l’espagnol et le catalan, la tentation est grande de reproduire des structures qui peuvent pourtant être incorrectes dans la langue d’apprentissage !

À l’inverse de l’espagnol et du catalan, les pourcentages ne sont pas précédés d’un article en français (sauf cas très rares) :

Un 52% des votants se sont abstenus.

Sauf dans les expressions héritées du Moyen-Âge, les substantifs sont toujours précédés en français d’un article : les hispanophones et catalanophones oublient régulièrement l’article partitif :

J’ai chance.

J’ai de la chance.

La négation s’exprime en français grâce à la locution disjointe ne… pas. À l’oral, cependant, seul « pas » est exprimé, or c’est précisément celui que les apprenants ont tendance à supprimer !

Je ne pars en vacances.

Je pars pas en vacances.

Toujours dans la négation, souvenez-vous qu’avec « jamais », « personne », « aucun », « rien », vous devez supprimer le « pas » :

Il (ne) boit pas jamais d’alcool.

Il ne boit jamais d’alcool.

Enfin, dans la structure Il/elle/c’est + adjectif + DE + verbe infinitif, la préposition de est presque systématiquement oubliée :

C’est important partir à l’heure.

C’est important de partir à l’heure.

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