Erreurs fréquentes | Voilà! Más que francés

Artículos sobre Erreurs fréquentes

Liaison et déformations orales incorrectes en français

La détestation de l’hiatus expliquent bon nombre d’« exceptions » grammaticales (généralement incompréhensibles des étudiants de Français Langue Étrangère). Elle est également la raison d’être de la règle de la liaison. Sans entrer dans les détails (certaines liaisons sont obligatoires, d’autres sont facultatives, les dernières sont interdites), la raison même de la liaison est d’éviter l’hiatus. Dans « Un ami », si nous ne faisions pas la liaison (liaison obligatoire en ce cas), nous prononcerions la voyelle nasale « un » suivie de la voyelle a ; afin de l’éviter, les Français font la liaison et disent : un/na/mi

Éviter l’hiatus explique aussi certaines déformations orales, qui, bien qu’incorrectes, n’en sont pas moins fréquentes dans le discours spontané et familier :

  • En principe, Qu’ est la version du pronom relatif ou interrogatif Que devant voyelle : C’est ce que je dis / C’est ce qu’il fait / Qu’est-il arrivé ? ; mais Qu’ devient aussi, à l’oral, la version du pronom relatif Qui devant un mot commençant par voyelle : « L’homme qui est arrivé hier » se transforme à l’oral en « L’homme qu’est arrivé hier ».
  • De la même façon, Tu devient T’ devant voyelle : « Tu es arrivé hier ? » / « T’es arrivé hier ? ».

Bien évidemment, il existe de nombreux cas où l’hiatus ne disparaît pas (on ne peut tout de même pas multiplier les « trucs » pour l’éviter !), comme dans « Il a eu » ou « Ça a été impossible ». Les Français, qui préfèrent prononcer des syllabes constituées d’une consonne et d’une voyelle (ce qui représente à leurs yeux une régularité équilibrée et harmonieuse), sont même obligés, alors, d’articuler des syllabes se réduisant à une voyelle : « Il a eu » = i-la-eu (c’est à dire voyelle/consonne+voyelle/voyelle).

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Ne pas confondre mieux et meilleur en français

Une erreur très fréquente des étudiants hispanophones en français langue étrangère est la confusion entre mieux et meilleur. Elle s’explique très simplement : on ne fait aucune différence entre ces deux mots en espagnol. Ainsi, mieux et meilleur se traduisent tous les deux par mejor.

En français, mieux est le comparatif (ou le superlatif) de l’adverbe bien ; meilleur est le comparatif (ou le superlatif) de l’adjectif bon. Si vous hésitez sur la forme à utiliser, le truc consiste donc à supprimer la comparaison pour retrouver la phrase initiale.

Par exemple, devez-vous dire : « Depuis quelques mois, il parle mieux » ou « Depuis quelques mois, il parle meilleur » ? Il suffit de vous rappeler qu’en l’absence de toute comparaison vous diriez : « Il parle bien » (et non *il parle bon*). La phrase correcte sera donc : « Depuis quelques mois, il parle mieux ». C’est sans doute un peu laborieux, mais au moins vous ne risquerez plus de vous tromper !

Il reste enfin à vous rappeler que, bon et meilleur étant des adjectifs, ils varieront en genre et en nombre : bon(ne)(s) et meilleur(e)(s).

Une bonne pizza et Les meilleures pizzas du quartier.

Toutefois, les prononciations de meilleur, meilleure, meilleurs et meilleures sont identiques !

Quant à mieux, étant donné que c’est adverbe, il est invariable et s’écrit toujours avec un x final.

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Le connecteur logique “pourtant”

De nombreux hispanophones et de catalanophones se trompent régulièrement sur l’usage de pourtant en français. Il est vrai que les langues semblent parfois prendre un malin plaisir à nous piéger.

Pourtant est un faux ami : ce n’est ni por lo tanto en espagnol, ni per tant en catalan, même s’il semble être leur traduction littérale. De fait, à l’origine, elle l’était : le sens ancien de pourtant est :pour cela, pour cette raison. Aujourd’hui, cette signification est tout à fait inusitée.

La confusion est d’autant plus regrettable que ces trois expressions sont toutes des connecteurs logiques dans leur langue. Mais por lo tanto et per tant continuent à introduire une conséquence alors que pourtant est devenu un connecteur logique d’opposition ; c’est un synonyme de malgré cela et néanmoins :

Cette plante ne pousse pas ; pourtant je l’arrose.

Pourtant est très souvent associé à l’oral à et :

Cette plante ne pousse pas, et pourtant je l’arrose.

L’expression et pourtant peut même s’employer seule, sous forme exclamative :

Qu’est-ce qu’elle a ta plante ? Elle semble toute sèche.

Et pourtant ! Je l’arrose tous les jours !

Ici, entre « Et pourtant ! » et « Je l’arrose tous les jours ! », le locuteur fera naturellement une pause plus ou moins marquée selon le degré de surprise et d’incompréhension qu’il voudra souligner.

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Erreurs fréquentes au discours indirect

Deux grandes erreurs guettent l’étudiant de français langue étrangère au moment de passer au discours indirect. Rappelons d’abord que le discours indirect est employé pour rapporter des paroles. Comme nous l’avons déjà vu, le style indirect entraine des modifications syntaxiques. C’est quand il s’agit de reformuler les questions que surviennent les erreurs.

Il existe trois formes de phrases interrogatives en français. Les deux premières sont les plus utilisées :

  • L’intonation

La phrase a la même structure qu’une phrase affirmative, c’est l’intonation ascendante qui indiquera que le locuteur formule une interrogation.

Tu viens demain comme prévu ?

  • L’utilisation de la formule « est-ce que »

L’ajout de cette formule à la structure de la phrase affirmative la transforme en interrogative.

Est-ce que tu viens demain comme prévu ?

La troisième, plus formelle, presque jamais utilisée à l’oral, consiste à inverser la syntaxe de la phrase affirmative et à faire précéder le verbe du sujet :

Viens-tu demain comme prévu ?

Dans ce dernier cas, il est impossible de garder la phrase telle quelle quand vous la passerez au style indirect :

Il me demande viens-tu demain comme prévu.

Il me demande si tu viens demain comme prévu.

Mais l’erreur la plus fréquente à continuer à utiliser la formule « est-ce que » :

Il demande est-ce que tu viens demain comme prévu.

Il me demande si tu viens demain comme prévu.

Attention aussi lorsque vous dites « qu’est-ce que… » : au style indirect, cela sera transformé en « ce que ».

Il me demande qu’est-ce que je fais.

Il me demande ce que je fais.

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« Convaincant » ou « convainquant » ?

Il est parfois difficile de distinguer la forme verbale de l’adjectif : les deux se prononcent exactement pareil ; en d’autres termes, ils sont homophones. Tout serait simple si leur orthographe se confondaient également… mais ce n’est malheureusement pas le cas ! Doit-on écrire convaincant ou convainquant ? Quand faut-il employer le « u » du radical verbal ou au contraire ne pas l’utiliser ? Tout dépendra de la fonction grammaticale du mot.

Distinguons d’abord participe présent et gérondif : le gérondif est la forme verbale constituée du participe présent précédent de « en ».

Les personnes naviguant en mer Méditerranée savent que cette mer est capricieuse.

Familiarisez-vous avec le format de la leçon en naviguant dans les leçons accessibles au public dans le Centre des enseignants.

Gérondif et participe présent ont des significations différentes mais désignent tous les deux une action en train de se dérouler, ce sont donc des formes verbales. Ils seront invariables et conserveront le « u » du radical verbal.

Si le mot exprime un état, une propriété, il est un adjectif verbal ; il peut être variable et perd alors son « u ».

Le personnel navigant doit assurer la sécurité des passagers.

Cette règle vous permettra de distinguer ainsi fatiguant/fatigant, intriguant/intrigant, provoquant/provocant, convainquant/convaincant, etc.

Un truc : si vous pouvez substituer le mot par un adjectif, alors le mot ne s’écrira pas avec le « u » du radical verbal.

Son raisonnement est limpide.

Son raisonnement est convaincant.

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Emplois du pronom personnel ON

En français, le pronom on est très utilisé et il est important d’en connaître la signification. Il remplace très souvent le pronom nous :

Cet été, on ira en Estrémadure = cet été, nous irons en Estrémadure.

Attention ! il faut distinguer la signification du pronom on de son modèle de conjugaison : si on signifie généralement nous, le verbe qui le suit est conjugué à la troisième personne du singulier et non à la première du pluriel.

Vous ne pourrez donc surtout pas dire :

Cet été, on irons en Estrémadure.

On peut aussi être un pronom indéfini utile pour exprimer des généralités :

On mange bien dans ce restaurant (c’est à dire : tout le monde mange bien dans ce restaurant).

Et l’inconnu :

On frappe à la porte (qui ? je ne sais pas.)

Doit-on dire on ou l’on ? La présence de l’article l’devant on n’a rien d’obligatoire et elle est plus fréquente dans l’usage soutenu que dans le registre courant. Il s’agit d’une trace de l’ancien français : on était à l’origine un nom, qui signifiait « homme» et on le faisait précéder, tout comme les autres noms, de l’article. Mais l’on est aussi très utile pour éviter l’hiatus, que les Français détestent, comme nous l’avons vu dans un précédent post :

« Si l’on veut » équivaut à « Si on veut », mais est plus « agréable » aux oreilles françaises !

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L’expression de la restriction avec ne… que

L’expression de la restriction pose généralement beaucoup de problème aux étudiants de français langue étrangère, surtout pour la percevoir à l’oral dans la bouche de leurs interlocuteurs.

La restriction peut être exprimée par l’adverbe seulement :

À la dernière réunion, il y avait seulement trois personnes.

Elle prend seulement un bagage à main.

À l’oral, la tournure ne… que est presque toujours préférée à seulement. Ne se place avant le verbe de la proposition et que se place devant le terme sur lequel porte la restriction.

À la dernière réunion, il n’y avait que trois personnes.

Elle ne prend qu’un bagage à main.

Le problème est que, comme pour la négation verbale, la première partie de la tournure (ne) est systématiquement éliminée à l’oral.

À la dernière réunion, il y avait que trois personnes.

Si la forme que est élidée (soit en raison de la chute du e caduc soit devant un mot commençant par une voyelle), la restriction est uniquement exprimée par qu’, c’est-à-dire par le son [k] !

À la dernière réunion, il y avait qu’trois personnes.

Elle prend qu’un bagage à main.

 

Ce procédé offre une économie de moyens certaine : nous passons successivement d’un mot de trois ou deux syllabes (seulement/seul’ment), à une tournure à deux syllabes (ne… que) puis à une syllabe (que) pour finir par un unique son (qu’). Mais pour l’étudiant étranger, cela signifie qu’il doit redoubler d’attention. Distinguez par exemple :

Elle prend un bagage à main.

Elle prend qu’un bagage à main.

 

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Les expressions avec « ailleurs »

De nombreux d’apprenants en français confondent trois expressions qui se ressemblent beaucoup, car elles sont construites à partir du même mot : ailleurs ; ce sont « ailleurs », « par ailleurs » et « d’ailleurs ».

« Ailleurs » est un adverbe qui signifie « en un autre lieu », ce qui pourrait se traduire par :

Le restaurant où nous avons l’habitude d’aller était complet, nous sommes donc allés ailleurs.

« Par ailleurs » et « d’ailleurs » sont des connecteurs logiques. Ce sont ces deux expressions qui posent le plus de difficultés.« En outre » ou « d’autre part » sont des synonymes de « par ailleurs ». Cette locution introduit un complément d’information à une affirmation.

L’inscription au club de ping-pong vous permet d’accéder à toutes les installations sportives. Par ailleurs, grâce à elle, vous bénéficierez d’une réduction dans le magasin de sport du quartier.

« D’ailleurs », lui, vient renforcer l’affirmation donnée précédemment :

Il est vrai qu’il aime écrire. D’ailleurs, c’est assez normal puisqu’il vient d’une famille d’écrivains.

Bien que nous continuions à travailler durant le mois de juillet, les vacances de notre blog commencent dès aujourd’hui. Nous vous souhaitons à tous et à toutes un excellent été et espérons vous retrouver dès le début du mois de septembre !

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Les faux anglicismes du français

Certains mots utilisés en français semblent venir de l’anglais alors qu’il n’en est rien !

Prenez l’exemple de pipole (avec tous ses dérivés, pipolisation, pipoliser, etc.) qui signifie en français « vedette » (qui a donné l’expression « presse pipole » pour désigner la presse qui s’intéresse à la vie privée des célébrités). Pipole trouve bien son origine dans people mais il en est le contresens puisque people signifie « les gens ».

Mais certains mots français aux consonances anglaises n’existent même pas dans la langue de Shakespeare ! Ainsi, recordman, babyfoot ou tennisman n’ont aucun sens en anglais ! Ce sont simplement des mots inventés « pour faire anglais ». Les pseudo anglicismes sont en effet parfois plein de snobisme !

Mais si tennisman n’existe pas en anglais, le mot tennis, qu’on croit anglais, ne l’est pas ! Tennis vient de l’ancien français : c’était l’exclamation qu’on criait à son adversaire au moment de lancer la balle au jeu de paume (c’est à dire : « Tenez ! »). En effet, il ne faut pas oublier que le français a longtemps été la langue de l’aristocratie anglaise (la meilleure preuve en est que l’adage de la monarchie anglaise est, en français : « Dieu et mon droit »). Une part importante du lexique anglais vient donc du français.

En somme, comme au tennis on se renvoie la balle, les Français ont lancé « tennis » aux Anglais, qui le leur ont relancé quelques siècles plus tard !

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Comment prononcer le « h » en français 

Mais à quoi sert donc le en français ? On ne le prononce jamais ! La situation se complique quand on sait qu’il existe en français deux type de h : le h aspiré et le h muet.  Les Français semblent parfois bien tordus : pourquoi inventer deux variantes à un son qui n’existe pas ? C’est que, si le h ne se prononce pas, il a pourtant des conséquences sur l’élision et la liaison : un h aspiré les interdit alors qu’un h muet l’autorise :

Le hameau et Les hameaux (sans liaison).

L’heure et Les heures (avec liaison).

Comment savoir si le h est aspiré ou muet ? En général, si le mot est importé et possède un son h articulé dans sa langue d’origine (les langues germaniques, l’anglais et les langues orientales notamment), le h sera conservé dans l’orthographe française, et sera aspiré (mais ne sera plus articulé, comme on vient de le voir). Mais de nombreux mots d’origine étrangère finissent, avec l’usage, par perdre leur h aspiré. C’est le cas par exemple de handicap, qui vient de l’expression anglaise hand in cap, signifiant « main dans le chapeau ». Beaucoup de francophones prononcent aujourd’hui :

L’handicapé et Les handicapés (avec liaison).

Il n’existe donc pas de truc infaillible pour savoir si le h à l’initiale est muet ou aspiré. La meilleure solution, en français langue étrangère, c’est de le mémoriser pour chaque mot !

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