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Artículos sobre France

Montant et réévaluation du salaire minimum en France

Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance, plus connu sous l’abréviation SMIC, est, en France, le salaire minimum horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié. Il est réévalué au minimum tous les ans au 1er janvier. De plus si l’inflation constatée entre le niveau ayant servi de référence pour la dernière augmentation du SMIC le 1er janvier et le dernier mois connu (N-1) dépasse 2 %, il est automatiquement réévalué au mois N+1 du pourcentage de cette inflation.

En raison de la forte hausse de l’inflation depuis un an, il y a donc eu plusieurs réévaluations automatiques en 2022 : après une augmentation « normale » au 1er janvier de 0,9%, il a été revalorisé de 2,65% au 1er mai, et de 2,01% au 1er août.

Son augmentation correspond au minimum à l’inflation constatée l’année précédente, plus 50 % de l’augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier.

Depuis le 1er août 2022, la valeur du SMIC brut est de 11,07 € par heure en France soit, pour un travail à temps plein, 1 678,95 € bruts mensuel, c’est à dire 1 329,05 € nets. Parmi les pays de l’OCDE, la France a l’un des salaires minima les plus élevés.

En 2021, le Smic concernait 2,04 millions de salariés (environ 12 % de l’emploi salarié au 1er janvier 2021). Parmi les salariés au Smic, 59,3 % sont des femmes, 24,1 % travaillent dans des entreprises de moins de 10 salariés et 34,6 % exercent leur activité à temps partiel.

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Amener, emmener, apporter, emporter : quelles différences ?

Beaucoup de francophones natifs se trompent sur l’emploi (et la signification) d’amener et d’apporter. Mais cela ne doit pas empêcher les étudiants de français langue étrangère de parler mieux qu’eux !

Le verbe amener est dérivé de mener et signifie « mener vers » ; grâce à lui, on précise un mouvement en insistant sur le point d’arrivée, la destination. Il est en principe suivi d’un complémentdésignant une personne ou un animal car on amène un être (personne ou animal) qui se déplace par lui-même et qu’on ne porte donc pas.

Quand il vient à la maison, il amène toujours son chien.

Apporter, au contraire, qui dérive du verbe porter, vient du latin apportare et signifie porter quelque chose à quelqu’un. Le complément d’apporter ne peut donc être qu’inanimé. Comme amener,apporter insiste sur le point d’arrivée.

Quand il vient à la maison, il apporte toujours une bouteille de vin.

Les formules « amener avec soi » et « apporter avec soi » sont tous deux des pléonasmes et partantincorrectes.

Reste maintenant à distinguer les verbes emmener et emporter, largement confondus également. Emmener signifie mener avec soi une personne, un animal en mettant l’accent sur le point de départ, sur le lieu que l’on quitte et dont on s’éloigne. De plus, emmener souligne qu’une fois arrivé à destination on reste avec la personne que l’on a emmenée. Logiquement, emporter signifie la même chose pour les objets inanimés.

Il m’emmène danser ce soir.

J’emporte mes papiers d’identité en sortant de la maison.

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Comment prononcer la graphie oi en français

Quelle est la prononciation correcte de la graphie oi ? le e latin est d’abord devenu, en Gaule, ei. Par exemple, me est logiquement devenu mei. Au début du XIIème siècle, cette diphtongue s’est de nouveau transformée en oi et mei s’est donc écrit moi. C’est d’ailleurs l’orthographe actuelle du français.

Mais si la graphie s’est figée voilà déjà un millénaire, la langue parlée a continué d’évoluer et l’orthographe n’a plus correspondu à la phonétique. À la fin du XIIème siècle oi s’est prononcée « oé » puis « oè ». Si vous allez au Québec, c’est d’ailleurs comme ça qu’on prononce.

À la fin du XVème siècle, le peuple de Paris commence à prononcer « wa » ; cette prononciation se répand bientôt à tout le pays et à la Révolution seuls les aristocrates continuent à prononcer « oè ». Plus tard, un célèbre épisode de l’histoire de France montre à quel point la prononciation « wa » était devenue majoritaire. À la Restauration, en 1814, on raconte que, lors de sa montée sur le trône, Louis XVIII aurait prononcé : « Le Roè, c’est moè », ce qui lui aurait valu bon nombre de railleries.

Mais attention ! à la même époque, oi, dans certains mots, commence à se prononcer non pas « wa » mais « è ». On a alors changé la graphie pour ai. C’est pour cette raison, par exemple, qu’il existe le mot français et le prénom François : le premier, à l’inverse du second, a subi la réforme de l’orthographe, ils se prononcent différemment mais sont d’origine commune.

Bref, depuis cette époque, aucun autre changement de prononciation n’est venu changé le cours des choses, et voilà pourquoi la graphie oi se prononce encore aujourd’hui « wa » !

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Liaison et déformations orales incorrectes en français

La détestation de l’hiatus expliquent bon nombre d’« exceptions » grammaticales (généralement incompréhensibles des étudiants de Français Langue Étrangère). Elle est également la raison d’être de la règle de la liaison. Sans entrer dans les détails (certaines liaisons sont obligatoires, d’autres sont facultatives, les dernières sont interdites), la raison même de la liaison est d’éviter l’hiatus. Dans « Un ami », si nous ne faisions pas la liaison (liaison obligatoire en ce cas), nous prononcerions la voyelle nasale « un » suivie de la voyelle a ; afin de l’éviter, les Français font la liaison et disent : un/na/mi

Éviter l’hiatus explique aussi certaines déformations orales, qui, bien qu’incorrectes, n’en sont pas moins fréquentes dans le discours spontané et familier :

  • En principe, Qu’ est la version du pronom relatif ou interrogatif Que devant voyelle : C’est ce que je dis / C’est ce qu’il fait / Qu’est-il arrivé ? ; mais Qu’ devient aussi, à l’oral, la version du pronom relatif Qui devant un mot commençant par voyelle : « L’homme qui est arrivé hier » se transforme à l’oral en « L’homme qu’est arrivé hier ».
  • De la même façon, Tu devient T’ devant voyelle : « Tu es arrivé hier ? » / « T’es arrivé hier ? ».

Bien évidemment, il existe de nombreux cas où l’hiatus ne disparaît pas (on ne peut tout de même pas multiplier les « trucs » pour l’éviter !), comme dans « Il a eu » ou « Ça a été impossible ». Les Français, qui préfèrent prononcer des syllabes constituées d’une consonne et d’une voyelle (ce qui représente à leurs yeux une régularité équilibrée et harmonieuse), sont même obligés, alors, d’articuler des syllabes se réduisant à une voyelle : « Il a eu » = i-la-eu (c’est à dire voyelle/consonne+voyelle/voyelle).

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Écrire facilement des mails simples en français

Beaucoup d’étudiants en français langue étrangère veulent avant tout pouvoir s’exprimer oralement. Beaucoup ont aussi besoin d’écrire de courts mails assez simples. C’est généralement une tache qui fait un peu peur car elle est délicate. Très proche de l’oral, ce type d’écriture (appelée « écriture numérique ») ne correspond pas simplement à l’adoption d’un style oral : elle constitue en quelque sorte un « entre-deux » entre écrit et oral. Un mail trop « oralisé » serait trop familier, un mail trop « écrit » serait ridicule.

Aussi est-il nécessaire de connaître les principales caractéristiques de ces écrits numériques :

  • l’usage prédominant du présent : c’est donc un temps verbal que vous devez maîtriser. Pas de chance, comme pour toutes les langues latines, en français, le présent est le temps verbal le plus compliqué !
  • la fréquence plus importante qu’à l’oral et qu’à l’écrit de pronoms de première personne. Vous pouvez donc consacrer votre effort de mémorisation, si le temps vous manque, sur la morphologie verbale de « Je » et « Nous » (évitez le « on », très utilisé à l’oral mais trop relâché pour un mail professionnel).
  • l’importance de l’utilisation des verbes modaux, c’est à dire pouvoir, vouloir, devoir.
  • les procédés de simplification d’écriture comme les abréviations et les sigles (RV signifie rendez-vous, dispo signifie disponible ou disponibilité).
  • l’écriture phonétique (cette écriture est cependant très familière, et vous devez vous assurer que vos relations avec votre correspondant vous la permettent).

Enfin, sachez que, actuellement, parmi les salutations finales les plus utilisées, vous avez : « À très vite », pour souligner le fait que vous restez en contact étroit avec votre interlocuteur et « Bien à vous », qui présente l’avantage de n’être ni trop formel ni excessivement familier.

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Parler de son travail : « Boîte » et « Taf »

Deux expressions familières sont très largement utilisées par les francophones pour parler de leurs activités professionnelles. Le mot « boîte », avec son accent circonflexe sur le i, est employé en français dès le XIIème siècle. Il dériverait du gallo-romain buxita, qui viendrait du latin buxus, le buis dont étaient faits certains coffrets et qui a donné l’équivalent anglais box (nous avons déjà vu que de nombreux mots anglais dérivent directement du français).

« Boîte » a d’abord désigné, dans divers argots, un lieu clos, où l’on est à l’étroit, enfermé (pensez que boîte sera aussi plus tard le synonyme de discothèque), mal à l’aise et… où, pour finir, on travaille. Le mot a donc fini par désigner communément une entreprise : « Je viens de changer de boîte », « Et ta boîte, ça va ? », etc. Important à savoir : en oral spontané, les Français préfèrent parler de boîte que d’entreprise !

Mais que fait-on dans une boîte ? On travaille, bien sûr. Mais, mieux encore, on « bosse » ou on « taffe » (les deux verbes sont synonymes et familiers). « Taffer » vient de « taf », synonyme familier de « travail » : « Et ton taf, ça va ? », « Désolé, je ne peux pas, j’ai trop de taf. » L’origine du mot « taf » est obscure : acronyme du « Travail À Faire » donné par les profs ? Mot descendant du vieil argot des voleurs, le taf désignant la part de butin, puis la récompense d’un travail ? Ne confondez pas le taf avec la taffe : cette dernière, également familière, désigne une bouffée de cigarette !

Évidemment, vous pourrez trouver ces deux mots dans la même phrase : « Dans ma nouvelle boîte, on taffe jamais le vendredi après-midi ! ».

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Molière à l’origine de locutions françaises

Nous fêtons cette année les 400 ans de la naissance de Molière ; non seulement ce génie a marqué l’histoire du théâtre mais il a aussi laissé de nombreuses expressions en français ; les Français les répètent d’ailleurs souvent, sans savoir qu’il en est l’auteur.

C’est le cas de « tarte à la crème ». Cette expression désigne un lieu commun, un cliché, une formule rebattue et vide de sens.

« La transition numérique c’est le sujet tarte à la crème qu’on nous sert matin, midi et soir, du magazine Management au journal télévisé de Jean-Pierre Pernot sur TF1 », décoche d’entrée Mathias Crouzet.

Son origine se trouve dans la pièce L’école des femmes. Un des personnages, Arnolphe, explique que la femme idéale doit être d’une si grande ignorance, qu’au jeu du corbillon (jeu où on devait répondre par des noms rimant en on), elle répondra « Une tarte à la crème » à la question « Qu’y met-on ? ».

Certains critiques trouvaient cette réplique trop prosaïque et ne convenait pas à une pièce de théâtre. Dans La critique de l’école des femmes, par provocation, Molière accumule les « tarte à la crème » dans les répliques de ses personnages et obtient ainsi un effet comique de répétition.

« Que diable allait-il faire dans cette galère ? » est devenue une expression courante. Elle signifie « Pourquoi s’est-il engagé dans une pareille entreprise ? ». Elle est tirée des Fourberies de Scapin (Molière l’a empruntée à un autre auteur mais c’est lui qui l’a rendue populaire). Léandre, fils de Géronte, a besoin d’argent, mais son père refuse. Son valet, Scapin, a l’idée d’un stratagème. Il fait croire à Géronte que Léandre est entré dans une galère turque et que, son commandant mettant ensuite les voiles, il a été enlevé. Léandre ne sera libéré que s’il paie 500 écus. Géronte s’exécute donc mais, à chaque fois, au moment de remettre la somme à Scapin, le voilà qui répète, désespéré de devoir se séparer de son argent : « Que diable allait-il faire dans cette galère ? ». Le comique, là encore, est de répétition.

Mais que diable est-il allé faire dans cette galère ? En disant cela je pense bien sûr à Thierry Henry. Il n’aurait sans doute jamais dû aller jouer au F.C. Barcelone, ou plutôt il aurait dû y aller plus tôt dans sa carrière. (Agora vox, Escatafal, 14/03/2008)

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La voiture de fonction en France

Il n’est pas rare qu’une entreprise fournisse à un salarié une voiture de fonction. Celle-ci doit être différenciée de la voiture de service, qui est accessible au salarié uniquement pour ses déplacements professionnels et doit être rapportée à la fin de la journée de travail.

La voiture de fonction est considérée, en droit fiscal, comme un avantage en nature. Il s’agit en effet d’un avantage (mise à disposition d’un bien, d’un service, voire avantage en espèces) destiné à couvrir une dépense personnelle, privée ou professionnelle, du salarié. Cette mise à disposition est soit gratuite, soit moyennant une participation du salarié inférieure à leur valeur réelle : en France, elle est donc assimilée à un complément de rémunération. À ce titre, cet avantage est soumis à cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.

On cumule toutes les dépenses de l’année (cotisations d’assurance, entretien, frais de carburant, intérêts de l’emprunt s’il y en a un ou un leasing, taxe sur les voitures de tourisme des sociétés, frais de carte grise pour la première année) puis on calcule l’avantage en nature en y appliquant un coefficient de kilométrage (ce qui suppose un relevé constant) : kilométrage privé/kilométrage total. Seuls les kilométrages privés seront des avantages en nature.

Le paiement des repas et d’un logement de fonction, ainsi que la mise à disposition d’outils de communication (téléphone mobile, ordinateur, accès internet, etc.) sont également considérés comme des avantages en nature.

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Apporter des fleurs à ses hôtes

Imaginons que vous en France : un jour, vous voilà invités à déjeuner chez un collègue, client ou fournisseur français avec qui, au fil du temps, vous avez lié amitié. Vous avez bien compris les règles de la ponctualité et, après quelques calculs savants, vous prévoyez de vous présenter chez votre hôte environ 15mn après l’heure qu’il vous a indiquée (ne jamais arriver à l’heure exacte, ce serait trop tôt !).

Mais qu’allez-vous apporter ? Vous ne pouvez pas, comme on dit, « arriver les mains vides ». Abandonnez la bouteille de vin. Si cela se fait de plus en plus parmi les jeunes, cela reste informel. En tout cas, vous devez connaitre très bien votre hôte, ce qui n’est pas le cas ici. De toute manière, comme vous ne savez pas ce que vous mangerez, vous ne pourrez pas, par définition, choisir le vin le plus approprié au repas. Renoncer aussi à apporter le dessert –et notamment cette fameuse tarte tatin qui vous réussit si bien. C’est encore trop informel.

Quoi donc alors ? C’est bien simple : offrez des fleurs, celles que vous voudrez. Il suffit de passer devant un fleuriste le samedi ou dimanche (jours traditionnels des réunions de famille) pour s’apercevoir à quel point cette tradition est bien vivante en France : il y a souvent la queue. Prévoyez donc un peu de marge (si vous ne voulez pas arriver chez vos hôtes 30mn en retard et enfreindre cette fois-ci la première règle…).

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La bûche de Noël en France

À Noël, en France, la tradition veut que le repas se termine par un gâteau appelé « bûche ». Sa forme, comme son nom, évoque d’ailleurs le morceau de bois coupé qu’on met à brûler dans la cheminée. Ce n’est pourtant qu’au 19ème siècle que ce gâteau est né, et, alors que la population cessait progressivement de se chauffer au feu de bois, cette nouvelle pâtisserie nous rattachait à une tradition millénaire : faire brûler une belle bûche au moment de Noël. Cette tradition célébrant l’arrivée du solstice d’hiver est d’ailleurs largement partagée par de nombreux peuples. Par exemple, le « Caga Tió », en Catalogne et en Aragon, est une bûche décorée d’yeux, d’un nez et d’une bouche et coiffée d’une barretina. On le nourrit et le jour de Noël, les enfants lui donnent des coups de bâton en chantant dans l’espoir qu’il défèque des cadeaux (généralement des bonbons).

Le gâteau est traditionnellement réalisé à partir d’un biscuit génoise couvert de crème au beurre et décoré de feuilles de houx. Mais, aujourd’hui, beaucoup de pâtissiers réinventent la bûche et vous pourrez la trouver sous une multitude de formes.

Deux expressions avec le mot « bûche », qui n’ont rien à voir avec les traditions dont nous venons de parler :

Dormir comme une bûche: dormir très profondément.

(se) prendre une bûche (familier) : tomber.

Nous vous souhaitons d’excellentes fêtes de fin d’année !

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