Connecteurs | Voilà! Más que francés

Artículos sobre Connecteurs

Cause négative ou positive : comment l’exprimer en français

Selon que le locuteur jugera une cause négative, positive ou au contraire qu’il refuse de prendre parti, il pourra utiliser des connecteurs différents à cause de, grâce à, et en raison de.  À cause de introduit une cause négative :

Les vols à destination de Paris sont annulés à cause de la neige.

Grâce à, à l’inverse, présente une cause jugée positive :

Si j’ai réussi à obtenir ce travail, je peux dire que c’est grâce à toi.

En raison de permet au locuteur de ne pas se positionner et de présenter la cause de manière neutre ; le présentateur du journal télévisé dira donc :

Aujourd’hui, la circulation des trains de banlieue a été perturbée en raison de la grève des cheminots.

Dire « à cause de » signifierait qu’il prend parti et qu’il juge cette grève inutile, infondée, etc.

Ces trois expressions sont toutes suivies d’un substantif : *à cause de que*, *grâce à de que* et *en raison de que* ne sont pas corrects et ne peuvent donc pas être utilisés. Si vous ne connaissez pas le substantif correspondant au verbe, vous pouvez toujours passer par l’expression « le fait que » :

Il n’a pas pu la voir à cause de qu’elle est partie.

Il n’a pas pu la voir à cause du fait qu’elle est partie.

Attention à la locution dû à : beaucoup d’hispanophones et de catalanophones l’utilisent mal. Vous ne pouvez pas la placer en tête de phrase (traduction littérale de debido a). Dû à suit le verbe être :

Le retard des vols est dû à la neige.

Il vous faudra évidemment accorder le participe passé si nécessaire :

Les inondations sont dues au changement climatique.

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Le connecteur logique “pourtant”

De nombreux hispanophones et de catalanophones se trompent régulièrement sur l’usage de pourtant en français. Il est vrai que les langues semblent parfois prendre un malin plaisir à nous piéger.

Pourtant est un faux ami : ce n’est ni por lo tanto en espagnol, ni per tant en catalan, même s’il semble être leur traduction littérale. De fait, à l’origine, elle l’était : le sens ancien de pourtant est :pour cela, pour cette raison. Aujourd’hui, cette signification est tout à fait inusitée.

La confusion est d’autant plus regrettable que ces trois expressions sont toutes des connecteurs logiques dans leur langue. Mais por lo tanto et per tant continuent à introduire une conséquence alors que pourtant est devenu un connecteur logique d’opposition ; c’est un synonyme de malgré cela et néanmoins :

Cette plante ne pousse pas ; pourtant je l’arrose.

Pourtant est très souvent associé à l’oral à et :

Cette plante ne pousse pas, et pourtant je l’arrose.

L’expression et pourtant peut même s’employer seule, sous forme exclamative :

Qu’est-ce qu’elle a ta plante ? Elle semble toute sèche.

Et pourtant ! Je l’arrose tous les jours !

Ici, entre « Et pourtant ! » et « Je l’arrose tous les jours ! », le locuteur fera naturellement une pause plus ou moins marquée selon le degré de surprise et d’incompréhension qu’il voudra souligner.

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Connecteur logique « cela étant »

Le nombre de connecteurs logiques utilisés par les Français, tant à l’écrit qu’à l’oral, est habituellement très important. Parmi eux, un articulateur logique de concession est peu ou pas connu des apprenants de français langue étrangère ; il s’agit de cela étant. Placé en début de phrase ou de proposition, il signifie « malgré ce qui a été dit ou fait » et c’est un synonyme de néanmoins, cependant. Vous pourrez donc l’utiliser pour nuancer vos propos. Dans cette locution, étant trouve son origine dans le participe présent du verbe être.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 12 avril. Cela étant, compte tenu de votre situation particulière, nous vous permettons exceptionnellement de vous inscrire jusqu’au 15 inclus.

On trouve également ceci étant, cela dit, ceci dit, voire un mélange avec cela (ceci) étant dit.

Comme pour pratiquement tous les connecteurs logiques, en français comme dans les autres langues, il est possible de ne pas formuler la seconde partie de la proposition qu’ils introduisent.

J’ai décidé de partir le 23 au matin. Ceci dit

Dans ce dernier exemple, l’interlocuteur comprend parfaitement que la personne est prête à reconsidérer sa décision et donc à avancer ou retarder son départ. Il n’est pas nécessaire de le verbaliser. Bien parler une langue étrangère, c’est aussi parfois savoir se taire !

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La réunion de travail en France

Une enquête de 2020 a montré qu’une large majorité des salariés français estiment que les réunions de travail ne sont pas productives. Ce sujet est d’autant plus sensible qu’ils passent en moyenne 4 heures par semaine en réunion (il a d’ailleurs été montré que plus l’entreprise est importante, plus les réunions sont nombreuses). Selon certains, des sociétés souffrent ainsi de « réunionite » aigüe.

Mais c’est oublier qu’en France la réunion est plus un lieu de débat que de décision. Voilà pourquoi, même s’il est en principe impoli d’interrompre un interlocuteur, cela reste relativement habitueldurant une réunion professionnelle. Chacun cherche avant tout à convaincre l’assemblée, à expliquer et à justifier chaque élément mentionné. Les questions sont nombreuses et les digressionspar rapport à l’ordre du jour sont fréquentes. De même, afin de faciliter le débat, il est généralement déconseillé de stopper les apartés entre collègues durant la réunion : ceux-ci ne discutent pas forcément de leurs prochaines vacances, ils échangent sans doute aussi des idées intéressantes sur le sujet en cours.

Les Français adoptent souvent un raisonnement déductif : ils s’appuient sur un contexte général pour arriver à des propositions particulières. Un discours structuré (où les connecteurs sont presque systématiquement exposés) vient appuyer ce raisonnement. On a également tendance à personnaliser les problèmes, ce qui peut renvoyer au second plan la recherche d’une solution.

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L’usage des connecteurs logiques

Les Français sont cartésiens, histoire et tradition obligent ; même s’ils sont aussi impulsifs, histoire et révolutions obligent aussi !

En tout cas, ils organisent leur pensée autour de liens logiques qu’ils verbalisent presque toujours : ce sont les fameux connecteurs logiques exprimant l’opposition, la concession, la cause, la conséquence, le but. Pour communiquer efficacement avec les Français dans leur langue, il convient non seulement de bien parler la langue mais aussi d’adopter au mieux leurs modes et schémas de pensée. Sinon, le risque est grand, au mieux qu’ils ne vous comprennent pas bien, au pire qu’ils se méfient d’un discours qui leur semblera être de l’amateurisme ou un bricolage plein d’approximations.

Leur pensée part toujours de ce que les choses devraient être et non de que qu’elles sont ; la théorie les intéresse parfois plus que la réalité, c’est ce qui les oppose au pragmatisme anglo-saxon (cette opposition est parfaitement illustrée par une blague anglaise : Un jour, on prouve à un Français que Dieu existe, ce à quoi le Français répond : « D’accord, il existe réellement, mais… en théorie ? »).

A chaque fois que c’est possible, semez donc votre discours en français de connecteurs logiques : votre interlocuteur vous en saura toujours gré.

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Fréquence des connecteurs logiques en français

Même si, pourtant, du coup, quand même, donc, certes, orles francophones sèment naturellement leurs conversations d’un nombre impressionnant de connecteurs logiques. D’autres langues choisissent de les omettre carrément ou du moins n’en font pas un tel usage, qui peut sembler abusif. Peut-être est-ce là encore un héritage de la pensée de Descartes dont la plus célèbre phrase est, comme par hasard, « Je pense donc je suis ».

Tous les arguments d’un raisonnement s’enchaînent les uns les autres par une relation de cause à effet, d’opposition, de concession, de but. Pour les francophones, exprimer presque systématiquement toutes ces relations par un connecteur oblige le locuteur à une pensée méthodique et permet à l’auditeur de mieux suivre le raisonnement de l’autre.

Certains connecteurs permettent d’annoncer à l’avance le cheminement de sa pensée et créent des attentes chez l’auditeur. C’est par exemple le cas de certes, qui nécessite 3 étapes :

  1. Certes + affirmation
  2. Mais + objection à cette affirmation
  3. Donc + conséquence de cette objection

En commençant une phrase par certes, vous annoncez automatiquement les étapes 2 et 3 : votre interlocuteur voudra nécessairement savoir où vous voulez en venir. Avec un francophone, essayez d’utiliser certes en omettant les 2 dernières étapes. Vous remarquerez immédiatement une surprise mêlée d’incompréhension sur le visage de votre interlocuteur : il attend la suite de votre raisonnement !!

Plus le discours se veut démonstratif et formel (présentation de projets, analyse de résultats, etc.), plus les connecteurs sont proportionnellement nombreux. Savoir bien utiliser les connecteurs améliorera sensiblement votre communication avec les francophones.

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Associer mais et quand même pour exprimer l’opposition

Pour exprimer l’opposition à l’oral, beaucoup de Français usent et abusent du mais en l’associant à quand même.

Vous pouvez évidemment les employer séparément :

– Je lui ai dit que c’était dangereux mais il est parti.

– Je lui ai dit que c’était dangereux : il est quand même parti.

Mais on pourra choisir de dire l’oral :

– Je lui ai dit que c’était dangereux mais il est quand même parti. (ou : mais il est parti quand même)

Dans ce cas, quand même vient renforcer le mais et l’opposition. C’est un peu comme, à l’oral, on fait parfois des reprises non nécessaires :

Paul, il est parti avec sa voisine

Le livre, tu me le rends demain, d’accord ?

Pour bien utiliser quand même, vous devez le placer après le verbe :

*Il n’a pas le permis, quand même il conduit* n’est pas possible.

Il n’a pas le permis (mais) il conduit quand même.

Cependant, quand il est associé à mais, il est possible de le rencontrer avant le verbe :

Il n’a pas le permis mais quand même il conduit !

Quand même est également utilisé pour montrer son mécontentement, pour souligner que l’autre exagère. Imaginez qu’on vous pousse un peu trop brutalement dans une queue ; vous vous retournez et dites en fronçant les sourcils à la personne derrière vous : « Quand même ! »

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À l’oral, le connecteur logique « histoire de »

Il y a, dans l’enseignement du français langue étrangère, quelques mots ou expressions qui sont degrands oubliés. Pourquoi un tel oubli ? Parce qu’ils sont souvent uniquement utilisés à l’oral (et appartiennent donc au registre informel) et que la langue d’apprentissage est encore trop fréquemment la langue écrite.

C’est le cas du connecteur logique « histoire de ». À l’oral, « histoire de » concurrence fortement « pour » et « afin de » ; certains locuteurs semblent même ne connaître que lui : « histoire de » se convertit en un véritable tic de langage. Comme « pour », il introduit le but. Cependant, contrairement à lui, il ne peut être suivi d’un substantif. Vous devrez donc obligatoirement le faire suivre d’un verbe à l’infinitif.

Je les ai rappelés hier, histoire de voir s’ils se souvenaient de moi.

Nous sommes allés au parc Monceau, histoire de nous aérer un peu.

En général, le locuteur marque une brève pause juste avant le connecteur « histoire de » (ce que nous avons signalé ici par la virgule).

À l’écrit, « histoire de » n’est pratiquement jamais utilisé, ce serait trop informel. On lui préfère « pour », « afin de », « de façon que », etc.

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Le lien logique « histoire de »

Les connecteurs logiques introduisant le but traditionnellement enseignés en classe de français langue étrangère sont connus : pour (pour que), afin de (afin que), dans le but de. On ajoute parfois une série de locutions plus formelles exprimant un but à éviter : de peur de (de peur que) et de crainte de (de crainte que). C’est en général à peu près tout.

Comparé aux autres articulations logiques (notamment celles de la cause, de la conséquence, de l’opposition et de la concession), la langue française semble assez pauvre pour introduire le but. Surtout quand on connait l’amour des Français pour les liens logiques.

Il existe pourtant une autre locution, rarement étudiée en classe et presque jamais présentée dans les manuels, familière et très utilisée à l’oral par tous les francophones (au point même d’évacuer parfois toutes les autres). C’est histoire de :

Tu ne veux pas qu’on s’arrête un peu, histoire de manger quelque chose ?

La locution histoire de peut se décliner en histoire que + subjonctif quand le sujet des deux phrases est différent :

Il leur a envoyé un plan de la région histoire qu’elles puissent trouver la maison sans problème.

Pour sa fréquence d’utilisation à l’oral, histoire de serait un peu le pendant de du coup (qui introduit la conséquence).

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Comment exprimer l’hypothèse en français

Les étudiants en français langue étrangère connaissent généralement l’emploi du si pour lequel on distingue trois cas :

  1. Si + présent/passé composé + présent, futur ou impératif

Si tu as le temps, tu peux venir.

Si tu as le temps, tu viendras nous voir ?

Si tu as le temps, viens nous voir.

Si tu as fini, tu peux sortir.

  1. Si + imparfait + conditionnel présent

S’il faisait beau demain, on pourrait aller pique-niquer.

  1. Si + plus-que-parfait + conditionnel passé

Si tu étais venu, tu aurais pu rencontrer Mario. (mais tu n’es pas venu et c’est maintenant trop tard)

Mais il existe d’autres manières d’exprimer la condition et l’hypothèse, que les étudiants oublient souvent :

  • Au cas où + conditionnel (présent ou passé)

La principale difficulté, ici, pour les hispanophones et les catalanophones est d’employer le conditionnel et non le subjonctif, comme ils ont tendance à le faire (influence de leur langue maternelle) :

Au cas où tu aurais perdu mon adresse, je te redonne mes coordonnées.

  • A condition que, pourvu que + subjonctif

Je veux bien te prêter ma voiture à condition que tu sois prudent.

La conjonction à condition que se transforme en à condition de si le sujet des verbes des deux propositions est le même :

Pierre fera ce travail à condition d’avoir le temps. (le sujet à « faire ce travail » et à « avoir le temps », c’est Pierre).

  • Le gérondif

On utilise aussi très souvent le gérondif :

En cherchant bien, tu la retrouveras, cette bague !

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