Les affaires en français en Afrique de l’Ouest

Beaucoup de pays de l’Afrique de l’Ouest parlent français et vous pourrez y développer vos affairesdans cette langue. Il vous faudra vous adapter à la culture locale et bien intégrer ces différences interculturelles est indispensable.

Les Africains sont d’abord généralement beaucoup plus formalistes que les Français -n’oubliez pas que ces derniers sont déjà plus formalistes que les Méditerranéens ! Si un Français tolère facilement une approche informelle, c’est moins le cas pour un Africain. Ce formalisme se traduit dans la langue : le style est volontiers plus « écrit » voire livresque. Ainsi, dans le discours, la suppression de la première négation « ne » est moins fréquente : « Je ne pense pas que cela soit important » au lieu de « Je pense pas que cela soit important » ; le style familier et argotique est évacué.

Ce formalisme se traduit également dans le code vestimentaire, qui est plus strict. De manière générale, toute absence de formalisme est interprétée comme un manque de respect. Les sociétés africaines sont extrêmement hiérarchisées et associent plutôt âge et compétence.

À l’inverse des Français, les Africains recourent à une communication indirecte et implicite. Un « oui » n’est pas toujours un gage d’adhésion ni forcément l’assurance d’un début d’exécution d’une directive. De même, il n’est pas d’usage de manifester ouvertement son désaccord. Il est parfois nécessaire de bien décoder le message : certains problèmes, même graves, peuvent être communiqués à demi-mot et avec le sourire, ce qui peut prêter à confusion pour certains Occidentaux.

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Cours de français en entreprise

Au moment de la crise de 2007-2008, non seulement les PME espagnoles, et singulièrement catalanes, ont redécouvert le marché français mais elles ont parfois découvert le potentiel du marché immédiatement à leur porte Sud : l’Afrique du Nord. Certes, ces marchés sont parfois instables voire compliqués, mais certains offrent de réelles possibilités de développement, notamment le marché marocain. À moyen terme, ces pays sont eux-mêmes la porte d’entrée vers des marchés encore plus prometteurs : ceux de l’Afrique noire.

Or, là encore, ces PME espagnoles se sont aperçues que la langue d’échange qui leur fallait dominer était le français : au Maghreb très peu d’interlocuteurs parlent l’anglais, la quasi-totalité des pays de l’Afrique de l’ouest et de l’Afrique centrale sont francophones. En somme, une entreprise espagnole cherchant à se projeter à l’extérieur, que ce soit au Nord ou au Sud, se trouve dans la nécessité de parler français !

En Espagne, trop peu d’entreprises ont compris que la position géographique de leur pays était un atout incroyable : tête de pont de l’Europe, elle est le lieu de passage obligé de tous les échanges entre le continent africain et l’Union Européenne. Dans ces conditions, bien maîtriser le français n’est pas seulement une possibilité, c’est une obligation.

Enfin, les entreprises espagnoles ont un avantage par rapport à leurs concurrents français déjà implantés depuis longtemps sur le continent africain : les plaies de la décolonisation ne sont parfois pas complètement refermées et on peut imaginer qu’une entreprise africaine, pour des raisons historique et culturelle, pourra parfois préférer faire des affaires avec une entreprise espagnole.

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Cours de français en entreprises : le potentiel de la francophonie

L’avenir du français ne dépend plus de la France : cela fait bien longtemps que le pays l’a compris. Ce n’est d’ailleurs pas la France, comme on le croit trop souvent, à tord, qui promeut et défend la francophonie : ce sont surtout les pays africains qui ont porté et portent encore ce projet. À la fin des années 60, les pères fondateurs de la francophonie sont Sénégalais, Nigérien, Cambodgien et Canadien… mais pas Français !

C’est que de nombreux « pôles de francophonie autonomes » sont en place en Afrique et que les générations qui naissent actuellement dans de nombreux pays d’Afrique noire (notamment) vivent dans une matrice francophone. Une projection de l’Organisation Internationale de la Francophonie estime à 500 millions le nombre de francophones en Afrique en 2050 (sur un total de 700 millions). Tout le monde s’accorde à dire que le continent africain sera celui qui connaitra la plus grande croissance économique au prochain siècle.

Organisation Internationale de la FrancophonieVoilà pourquoi le français redevient une langue indispensable aux entreprises de la péninsule ibérique qui cherchent leur développement grâce à l’exportation : leurs voisins plus ou moins immédiats sont francophones. Au nord, bien sûr, en Europe, il reste la France, la Belgique et la Suisse : un ensemble de 75 millions de francophones. Mais surtout au sud : plus de 10 millions au Maroc, plus de 6 millions en Tunisie, et même près de 18 millions en Algérie qui a pourtant suivi une politique d’arabisation depuis l’indépendance. Les ressortissants de ces pays ne maîtrisent pas suffisamment l’anglais ; le français reste et surtout, selon les études, restera la lingua franca.

Les pays du Maghreb sont souvent une porte d’entrée pour atteindre ensuite les pays de l’Afrique noire. De nombreuses entreprises de la péninsule l’ont compris et le mouvement s’est accéléré depuis la crise : pour beaucoup, il a fallu aller chercher la croissance à l’extérieur. Aujourd’hui, pratiquement tous nos clients ont besoin du français pour leur développement en Afrique !

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