Langue @fr | Voilà! Más que francés - Part 4

L’apostrophe en français

Apostrophe en françaisL’apostrophe a été introduite dans le français de la Renaissance ; elle existe aussi en italien, en espagnol, en catalan, en anglais et en allemand mais c’est en français qu’elle est la plus fréquente. Jusqu’au Moyen Âge, on agglutinait les articles avec le mot qui suivait (il en reste d’ailleurs des traces dans certains mots comme gendarme ou Lille).

C’est un signe qui s’emploie pour remplacer des voyelles finales a et e de certains mots quand ils sont placés devant un mot qui commence par voyelle ou h muet ; il remplace aussi le i de la conjonction « si » quand elle est suivie du pronom il.

la + étudiante = l’étudiante

je + étais = j’étais

si + il le veut = s’il le veut

Le langage familier multiplie l’utilisation de l’apostrophe. Elle marque alors l’élision du i dans le pronom relatif « qui » et du u dans le pronom personnel « tu ».

L’homme qui est arrivé = l’homme qu’est arrivé

Tu es parti quand ? = t’es parti quand ?

L’apostrophe peut aussi marquer l’élision de e devant consonne voire de certaines consonnes finales dans le langage populaire !

Je vais te le dire = j’vais t’le dire

C’est possible = c’est possib’

C’est un quatre quatre = c’est un quat’ quat’

Bien savoir utiliser l’apostrophe est donc très important pour parler correctement français !

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Les pseudo anglicismes en français

Certains mots utilisés en français semblent venir de l’anglais alors qu’il n’en est rien !

Prenez l’exemple de pipole (avec tous ses dérivés, pipolisation, pipoliser, etc.) qui signifie en français « vedette » (qui a donné l’expression « presse pipole » pour désigner la presse qui s’intéresse à la vie privée des célébrités). Pipole trouve bien son origine dans people mais il en est le contresens puisque people signifie « les gens ».

Mais certains mots français aux consonances anglaises n’existent même pas dans la langue de Shakespeare ! Ainsi, recordman, babyfoot ou tennisman n’ont aucun sens en anglais ! Ce sont simplement des mots inventés « pour faire anglais ». Les pseudo anglicismes sont en effet parfois plein de snobisme !

Un bon bonbonMais si tennisman n’existe pas en anglais, le mot tennis, qu’on croit anglais, ne l’est pas ! Tennis vient de l’ancien français : c’était l’exclamation qu’on criait à son adversaire au moment de lancer la balle au jeu de paume (c’est à dire : « Tenez ! »). En effet, il ne faut pas oublier que le français a longtemps été la langue de l’aristocratie anglaise (la meilleure preuve en est que l’adage de la monarchie anglaise est, en français : « Dieu et mon droit »). Une part importante du lexique anglais vient donc du français.

En somme, comme au tennis on se renvoie la balle, les Français ont lancé « tennis » aux Anglais, qui le leur ont relancé quelques siècles plus tard !

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Les significations de Voilà

Le sens premier de voilà est « vois là » : voilà parle d’un objet un peu éloigné, désigne ce qui est achevé. Il marque dans une phrase la conclusion, la constatation, souvent précédé de « et » :

Et voilà le travail !Voilà peut aussi exprimer l’accord, signifier à son interlocuteur qu’on est parvenu à la même conclusion que lui :

– C’est donc une solution impossible à mettre en place…
– Voilà !

Lorsqu’il est une préposition, voilà évoque un point dans le passé ou une durée :

Voilà deux semaines / longtemps qu’il est là.

En principe, Voici, au contraire, annonce et présente, mais c’est maintenant un synonyme de voilà :

Voici votre plat / Voilà votre plat.

Il ne garde son sens premier que par opposition à voilà : voici désigne alors quelqu’un ou quelque chose plus proches que d’autres par rapport à la personne qui parle :

Voici Pierre et là-bas voilà Paul.

Ou annonce ce que l’on va faire ou dire, par opposition à ce qui vient de se faire ou de se dire :

Voilà ce que j’ai fait, voici ce que je vais faire.

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Petit cours sur l’accent tonique en français (2)

La dernière fois, nous vous avons expliqué quelques règles pour améliorer votre prononciation en français. Mais après la théorie, passons à la pratique ! Voici aujourd’hui deux petites activités qui vous permettront maintenant de vous exercer.

Nous vous proposons une liste de mots qui ne vous poseront certainement aucun problème de compréhension. Comment les prononceriez-vous si vous étiez Français ?

Abracadabra, Pavarotti, Madonna, México, Zapatero, Penelope Cruz, Ulldecona, Grosso modo, Antonio Banderas, Métro, CD, Parking, Alonso, Zorro, Fiasco, Cinéma, Carmen, Basta, Moto, Pizza

Vous avez trouvé ? Alors écoutez maintenant la solution :

 

Mais rien n’est mieux que d’imiter les Français eux-mêmes quand ils parlent votre langue. Car ils reproduisent inconsciemment la « musique » de leur langue, c’est à dire, notamment, les règles d’accentuation qui sont propres au français. Voici un exemple de ce que cela peut donner :

 

Lancez-vous sans honte, n’ayez pas peur d’exagérer, de caricaturer et souvenez-vous : « Celui qui imite bien a tout compris » !

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Petit cours sur l’accent tonique en français (1)

Aujourd’hui, nous allons voir quelques règles simples pour améliorer très facilement sa prononciation en français. La phonétique du français se distingue de l’espagnole et de la catalane à différents points de vue:

1. La différence la plus importante est que l’accentuation française n’est pas lexicale (comme en espagnol : « acento », « xico », et comme en catalan : « accent », « xic »). Le français est une langue à accent fixe, c’est à dire que c’est la position de la syllabe dans la chaine sonore qui détermine son accentuation.

Comparer :

« J’ai deux chats », où l’accent est sur la troisième syllabe « chats »

et : « J’ai deux chats gris », où l’accent est sur la quatrième syllabe « gris ».

Accent tonique en français2. La première syllabe n’est jamais accentuée. Les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes syllabes sont majoritairement accentuées (dans la pratique, des groupes rythmiques de 5 ou 6 syllabes existent mais c’est moins fréquent).

3. Les mots de deux syllabes ou plus qui sont accentués le sont sur la dernière syllabe.

4. Les accents en français ne sont jamais des indices d’accentuation mais de prononciation : ils permettent de prononcer des sons. « Début » et « désert » sont accentués sur –but et –sert. Sans les accents sur les « e » on prononcerait un e caduc comme dans « le » : « debut » et « desert ».

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Prononciation de la graphie -QU- en français

Mais comment prononcer la graphie –qu- en français : [k] ou [kw] ? Beaucoup d’étudiants hispanophones et catalanophones hésitent couramment. Disons simplement que dans l’immense majorité des cas, cette graphie se prononce [k] : quand, qui, quoi. Attention : dans ce dernier cas, vous entendez bien [kw] mais c’est à cause de la graphie –oi- !

Ça, c’est pour la statistique ! Mais, en réalité, lorsque le mot est encore perçu comme un emprunt à une langue étrangère (c’est à dire, ici, au latin), les Français veulent respecter les règles de prononciation de cette langue. Pour le cas qui nous occupe aujourd’hui, si le mot qui contient la graphie –qu- leur semble encore être un mot savant emprunté au latin, les Français prononceront [kw]. Voyez par exemple les mots composés en aqua (« eau » en latin) : aquarelle, aquaculture, aquagym, etc.

Mais ce serait encore trop simple ! Les Français eux-mêmes semblent hésiter entre deux prononciations : cette hésitation est d’ailleurs signe que le mot s’intègre peu à peu dans la langue et ne se perçoit presque plus comme un emprunt. Prenons le mot quadruple : vous entendrez certains Français prononcer [k] mais d’autres diront [kwa] !

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Petit cours sur les connecteurs logiques de classification en français

Les connecteurs logiques de classification (ou d’énumération) sont très utiles pour organiser et présenter sa pensée et les Français y ont souvent recours ; il n’est pas très compliqué de les utiliser mais les apprenants de Français Langue Étrangère, notamment les hispanophones et les catalanophones, répètent les mêmes erreurs qui sont pourtant faciles à éviter.

Pour les connecteurs de « premier niveau », pourrait-on dire, vous avez le choix parmi les expressions de la liste suivante :

d’abord, tout d’abord, de prime abord, en premier lieu, premièrement.

Notez cependant que le connecteur premier n’existe pas.

Vous ne pourrez pas dire : Premier, nous sommes partis.

Mais : D’abord / premièrement, etc., nous sommes partis.

Pour les connecteurs de « deuxième niveau ou plus », et selon que vous devez conclure votre énumération ou non, vous pourrez utiliser l’une des expressions suivantes :

en deuxième lieu, en second lieu, deuxièmement

après, ensuite, de plus, quant à, puis

en dernier lieu, pour conclure, enfin

Notez bien ici qu’il ne faut pas confondre depuis et après.

La différence (théorique, car les Français eux-mêmes ne le respectent pas) entre en deuxième lieu et en second lieu est que le premier est suivi d’un en troisième lieu alors que en second lieu conclut la liste.

Enfin, sachez que si l’expression secondement existe, elle est littéraire et ne s’utilise pratiquement jamais.

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Principales erreurs syntaxiques des hispanophones et des catalanophones en français

De la même façon qu’une même communauté linguistique aura tendance à répéter les mêmes erreurs en lexique, les hispanophones et les catalanophones reproduisent généralement les mêmes erreurs en syntaxe. Ces difficultés sont dues aux interférences entre la langue d’apprentissage, ici le français, et la ou les langues maternelles ; lorsque les langues sont proches, comme c’est le cas entre le français, l’espagnol et le catalan, la tentation est grande de reproduire des structures qui peuvent pourtant être incorrectes dans la langue d’apprentissage !

À l’inverse de l’espagnol et du catalan, les pourcentages ne sont pas précédés d’un article en français (sauf cas très rares) :

Un 52% des votants se sont abstenus.

Sauf dans les expressions héritées du Moyen-Âge, les substantifs sont toujours précédés en français d’un article : les hispanophones et catalanophones oublient régulièrement l’article partitif :

J’ai chance.

J’ai de la chance.

La négation  s’exprime en français grâce à la locution disjointe ne… pas. À l’oral, cependant, seul « pas » est exprimé, or c’est précisément celui que les apprenants ont tendance à supprimer !

Je ne pars en vacances.

Je pars pas en vacances.

Toujours dans la négation, souvenez-vous qu’avec « jamais », « personne », « aucun », « rien », vous devez supprimez le « pas » :

Il (ne) boit pas jamais d’alcool.

Il ne boit jamais d’alcool.

Enfin, dans la structure Il/elle/c’est + adjectif + DE + verbe infinitif, la préposition de est systématiquement oubliée :

C’est important partir à l’heure.

C’est important de partir à l’heure.

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Cours de français en entreprises 2013-14 : bilan et projets

Une nouvelle année se termine pour VOILÀ ; comme d’habitude, si nos cours de français continuent encore pendant tout le mois de juillet, le blog part en vacances à la Saint Jean !

Nous remercions Altamira, Quimidroga, Bundó Display, Pau Education, Masvisión, RC2 Grup, La Presidència de la Generalitat de Catalunya, le Servei d’Ocupació de Catalunya, Roquette Laisa, la clínica Eugin, Soldata y Simon de nous avoir fait une nouvelle fois confiance : nous collaborons avec certains depuis déjà longtemps et c’est sans doute notre meilleure récompense !

Cette année, nous avons mis en place la plateforme Edmodo, qui permet à nos professeurs et nos étudiants de pouvoir échanger, collaborer et accéder aux ressources en dehors des heures de classes. Le retour que nous en avons est très positif.

L’année prochaine s’annonce riche en changements ! Nous changerons de siège social pour déménager au numéro 100 de la rue Melcior de Palau. Ce nouvel espace, plus grand et bien équipé, nous permettra donc de proposer des cours de français in situ. Nous espérons pouvoir vous en dire plus très prochainement !

Nous vous souhaitons à toutes et à tous un excellent été et vous disons : à septembre prochain ! –en français, bien sûr 🙂

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Les principales erreurs lexicales des hispanophones / des catalanophones en français (2)

Voici donc la deuxième partie des erreurs, généralement dues aux faux amis, des hispanophones/catalanophones.

  1. C’est vrai « pourtant » ressemble à « por lo tanto » et à « per tan » ; ils ont d’ailleurs la même origine et signifiaient au départ la même chose. Reste qu’aujourd’hui « pourtant » est synonyme de « cependant » !

Ma voiture est tombée en panne, pourtant j’ai pris le métro.

Ma voiture est tombée en panne, donc j’ai pris le métro.

  1. Ne confondez pas « compromis » et « engagement ». Un compromis est un accord dans lequel les parties ont accepté des concessions ; c’est donc le résultat d’une négociation.

Je ne pourrai pas venir mercredi prochain : j’ai un compromis.

Je ne pourrai pas venir mercredi prochain : j’ai un engagement (ou je suis engagé).

  1. « Depuis » ne signifie pas « después » ou « després » ! « Depuis » signifie « desde » ; c’est « après » qui signifie « después » ou « després ».

Depuis, je suis rentré chez moi.

Après, je suis rentré chez moi.

  1. Le mot français « bizarre » vient de l’espagnol « bizarro ». Mais l’espagnol ne l’utilise plus, excepté en Amérique latine (alors qu’il est ensuite passé du français à l’anglais, par exemple). « Bizarre » signifie « étrange ». « Rare » veut dire « en petite quantité ». On ne peut donc pas employer « bizarre » pour « rare » et vice versa.

Lui qui est toujours ponctuel, il n’est pas encore arrivé : c’est rare.

Lui qui est toujours ponctuel, il n’est pas encore arrivé : c’est bizarre.

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