Comment prononcer la graphie -QU- en français ?

Mais comment prononcer la graphie –qu-en français : [k] ou [kw] ? Beaucoup d’étudiants hispanophones et catalanophones hésitent couramment. Disons simplement que dans l’immense majorité des cas, cette graphie se prononce [k] : quand, qui, quoi. Attention : dans ce dernier cas, vous entendez bien [kw] mais c’est à cause de la graphie –oi-  !

Ça, c’est pour la statistique ! Mais, en réalité, lorsque le mot est encore perçu comme un emprunt à une langue étrangère (c’est à dire, ici, au latin), les Français veulent respecter les règles de prononciation de cette langue. Pour le cas qui nous occupe aujourd’hui, si le mot qui contient la graphie –qu- leur semble encore être un mot savant emprunté au latin, les Français prononceront [kw]. Voyez par exemple les mots composés en aqua (« eau » en latin) : aquarelle, aquaculture, aquagym, etc.

Mais ce serait encore trop simple ! Les Français eux-mêmes semblent hésiter entre deux prononciations : cette hésitation est d’ailleurs signe que le mot s’intègre peu à peu dans la langue et ne se perçoit presque plus comme un emprunt. Prenons le mot quadruple : vous entendrez certains Français prononcer [k] mais d’autres diront [kwa] !

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Registre familier du champ lexical du travail

 

Comme dans toutes les langues, il existe en français de nombreux mots et expressions qui se réfèrent au travail. On parle bien sûr de métier, de gagne-pain, même de turbin (même si cette dernière expression est maintenant vieillie), mais on parle plus souvent de job, de taf ou de boulot : ces trois mots, tous familiers, remplacent pratiquement systématiquement le mot travail dans une conversation spontanée entre Français.

 

Vous entendrez donc des phrases comme :

Je te laisse, je vais au taf.

Il a changé de boulot le mois dernier.

C’est un bon job.

Taf a logiquement donné le verbe taffer, c’est-à-dire travailler. Le verbe que les Français utilisent presque exclusivement est bosser (qui vient sans doute de bosse, c’est à dire être courbé sur le travail). Travailler beaucoup, s’activer sans s’arrêter se dit ne pas chômer.

En ce moment, au boulot, on (ne) chôme pas.

À l’inverse, ne rien faire, perdre son temps, c’est glander (d’où le mot glandeur, personne qui ne fait rien).

Dans l’entreprise, le supérieur hiérarchique, c’est le chef (les étudiants étrangers pensent généralement que ce titre n’est attribué qu’à celui qui dirige une cuisine et ce n’est pas du tout le cas). D’une façon familière, les employés se réfèrent souvent à lui en employant l’anglicisme le boss, voire le big boss.

En ce moment, le chef, il est vraiment de mauvaise humeur !

Le (big) boss veut tous nous réunir demain matin.

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Comment exprimer l’hypothèse en français

Les étudiants en français langue étrangère connaissent généralement l’emploi du si pour lequel on distingue trois cas :

  1. Si + présent/passé composé + présent, futur ou impératif

Si tu as le temps, tu peux venir.

Si tu as le temps, tu viendras nous voir ?

Si tu as le temps, viens nous voir.

Si tu as fini, tu peux sortir.

  1. Si + imparfait + conditionnel présent

S’il faisait beau demain, on pourrait aller pique-niquer.

  1. Si + plus-que-parfait + conditionnel passé

Si tu étais venu, tu aurais pu rencontrer Mario. (mais tu n’es pas venu et c’est maintenant trop tard)

Mais il existe d’autres manières d’exprimer la condition et l’hypothèse, que les étudiants oublient souvent :

  • Au cas où + conditionnel (présent ou passé)

La principale difficulté, ici, pour les hispanophones et les catalanophones est d’employer le conditionnel et non le subjonctif, comme ils ont tendance à le faire (influence de leur langue maternelle) :

Au cas où tu aurais perdu mon adresse, je te redonne mes coordonnées.

  • A condition que, pourvu que + subjonctif

Je veux bien te prêter ma voiture à condition que tu sois prudent.

La conjonction à condition que se transforme en à condition de si le sujet des verbes des deux propositions est le même :

Pierre fera ce travail à condition d’avoir le temps. (le sujet à « faire ce travail » et à « avoir le temps », c’est Pierre).

  • Le gérondif

On utilise aussi très souvent le gérondif :

En cherchant bien, tu la retrouveras, cette bague !

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Le discours indirect en français (1)

Il est fréquent de répéter les propos de quelqu’un, c’est ce qu’on appelle en grammaire le discours indirect. Celui-ci pose généralement un problème au locuteur : il lui faut modifier la syntaxe de la phrase originelle.

Une première transformation concerne le type de phrase. Pour introduire une phrase déclarative, on utilise « que ».

Je vous remettrai le dossier demain matin.

Je lui ai dit que je lui remettrais le dossier demain matin.

Pour introduire une question fermée, on utilise « si ».

Vous pouvez m’envoyer le devis avant mardi ?

Je lui demande s’il peut m’envoyer le devis avant mardi.

Pour introduire une question ouverte, on reprend le mot interrogatif.

Où achetez-vous ces produits ?

Je lui ai demandé où elle achetait ces produits.

Pour introduire une question avec « quoi », « que » ou « qu’est-ce que » on utilise « ce que ».

Tu fais quoi ?

Il lui demande ce qu’elle fait.

Que voulez-vous dire ? Qu’est-ce que vous voulez dire ?

Je vous demande ce que vous voulez dire.

Enfin, pour introduire une phrase à l’impératif, on utilise la préposition « de ».

Asseyez-vous !

Il m’a demandé de m’asseoir.

À cette première transformation, il faudra ajouter celle des marqueurs temporels (par exemple, ce jour-là pour aujourd’hui, la veille pour hier ou le lendemain pour demain) et les pronoms sujets ainsi que les adjectifs possessifs et démonstratifs.

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Reprise des cours de français à VOILÀ

C’est la neuvième rentrée à VOILÀ en ce début du mois de septembre 2018 : nous avons hâte de fêter nos dix ans l’année prochaine ! Nous sommes heureux de retrouver tous nos clients : Quimidroga, Delta Dore, Bundó Display, Gecom, Leroy Merlin, Synergie, Flamagas, Sixense et Sagardoy Abogados. Les classes au Servei d’Ocupació de Catalunya et au Département de la Culture de la Generalitat reprendront un peu plus tard dans l’année.

La note de l’enquête de satisfaction remplie par les étudiants de l’an passé a plutôt été encourageante : 4,42 sur 5 ! Mention spéciale pour nos professeurs, avec une note moyenne de 4,77 sur 5 !

Nous reprenons donc aujourd’hui la publication sur notre blog ainsi que sur tous les réseaux sociaux : Twitter, Facebook et Instagram. Inscrivez-vous à ces différents comptes si ce n’est pas encore fait : vous apprendrez tous les jours quelque chose !

Parmi nos objectifs, cette année, nous voudrions généraliser l’utilisation de la plateforme Edmodo dans nos cours ; elle permettra aux étudiants d’avoir accès aux documents sonores et aux vidéos que les professeurs utilisent en classe : ils pourront donc les réécouter ou les revoir librement en dehors de la classe. Le professeur pourra aussi y laisser du matériel complémentaire pour les plus motivés afin qu’ils puissent travailler et améliorer leur français après le cours.

Nous vous souhaitons à tous une excellente année, en français, bien sûr !!

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Les faux anglicismes du français

Certains mots utilisés en français semblent venir de l’anglais alors qu’il n’en est rien !

Prenez l’exemple de pipole (avec tous ses dérivés, pipolisation, pipoliser, etc.) qui signifie en français « vedette » (qui a donné l’expression « presse pipole » pour désigner la presse qui s’intéresse à la vie privée des célébrités). Pipole trouve bien son origine dans people mais il en est le contresens puisque people signifie « les gens ».

Mais certains mots français aux consonances anglaises n’existent même pas dans la langue de Shakespeare ! Ainsi, recordman, babyfoot ou tennisman n’ont aucun sens en anglais ! Ce sont simplement des mots inventés « pour faire anglais ». Les pseudo anglicismes sont en effet parfois plein de snobisme !

Mais si tennisman n’existe pas en anglais, le mot tennis, qu’on croit anglais, ne l’est pas ! Tennis vient de l’ancien français : c’était l’exclamation qu’on criait à son adversaire au moment de lancer la balle au jeu de paume (c’est à dire : « Tenez ! »). En effet, il ne faut pas oublier que le français a longtemps été la langue de l’aristocratie anglaise (la meilleure preuve en est que l’adage de la monarchie anglaise est, en français : « Dieu et mon droit »). Une part importante du lexique anglais vient donc du français.

En somme, comme au tennis on se renvoie la balle, les Français ont lancé « tennis » aux Anglais, qui le leur ont relancé quelques siècles plus tard !

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Molière à l’origine de nombreuses expressions du français courant (2)

Il y a déjà quelques mois, nous avions vu quelques expressions françaises directement tirées de pièces de théâtre de Molière. Il en existe d’autres !

Martine, congédiée par sa maîtresse Philamine au motif qu’elle fait des fautes de grammaire, pense que cela n’est qu’un prétexte : « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage » (Les femmes savantes). Certes, l’expression proverbiale existait avant Molière sous une autre forme (« Qui bon chien veut tuer, la raige li met seure »), mais c’est bien celle de Molière qui est aujourd’hui couramment employée quand on veut laisser entendre qu’un prétexte est utilisé pour se débarrasser de quelqu’un.

Dans le Bourgeois gentilhomme, M. Jourdain se réjouit de découvrir que, tout langage étant classé soit en prose soit en vers, il fait depuis toujours de la prose sans le savoir. « Faire de la prose sans le savoir » est donc aujourd’hui une manière d’expliquer avec humour que l’on a réussi dans une activité mais par hasard et sans l’avoir voulu.

Enfin, « le petit chat est mort » révèle une naïveté excessive et une ignorance des affaires du monde. C’est la réponse d’Agnès à Arnolphe dans L’école des femmes. Ce dernier a recueilli cette jeune fille pauvre et l’a fait élever dans un couvent pour mieux l’isoler et la marier. Un jour, alors qu’il lui rend visite et lui demande ce qui s’est passé dernièrement, Agnès lui répond innocemment « Le petit chat est mort ».

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Comment prononcer le « h » en français 

Mais à quoi sert donc le en français ? On ne le prononce jamais ! La situation se complique quand on sait qu’il existe en français deux type de h : le h aspiré et le h muet.  Les Français semblent parfois bien tordus : pourquoi inventer deux variantes à un son qui n’existe pas ? C’est que, si le h ne se prononce pas, il a pourtant des conséquences sur l’élision et la liaison : un h aspiré les interdit alors qu’un h muet l’autorise :

Le hameau et Les hameaux (sans liaison).

L’heure et Les heures (avec liaison).

Comment savoir si le h est aspiré ou muet ? En général, si le mot est importé et possède un son h articulé dans sa langue d’origine (les langues germaniques, l’anglais et les langues orientales notamment), le h sera conservé dans l’orthographe française, et sera aspiré (mais ne sera plus articulé, comme on vient de le voir). Mais de nombreux mots d’origine étrangère finissent, avec l’usage, par perdre leur h aspiré. C’est le cas par exemple de handicap, qui vient de l’expression anglaise hand in cap, signifiant « main dans le chapeau ». Beaucoup de francophones prononcent aujourd’hui :

L’handicapé et Les handicapés (avec liaison).

Il n’existe donc pas de truc infaillible pour savoir si le h à l’initiale est muet ou aspiré. La meilleure solution, en français langue étrangère, c’est de le mémoriser pour chaque mot !

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Introduire la conséquence avec « AUSSI »

Aussi est un des premiers mots que l’apprenant rencontre et mémorise lors de la classe de français :

J’aime la musique reggae, et toi ?

Moi aussi.

Mais aussi a une autre signification que l’immense majorité des étudiants ignorent : c’est un connecteur logique introduisant la conséquence :

Il avait manqué son train, aussi il est arrivé en retard (ou : il avait manqué son train, aussi est-il arrivé en retard).

Ce connecteur appartient au registre de la langue soutenue et est donc peu utilisé à l’oral.

Le problème est que la signification de aussi diffère selon sa place dans la phrase : situé après le verbe, c’est un synonyme de également ; à l’attaque de la phrase, il signifie par conséquent, donc.

J’ai aussi été au supermarché = j’ai été aussi au supermarché = j’ai été au supermarché aussi.

Mais :

Aussi, j’ai été au supermarché.

Une erreur des hispanophones et des catalanophones est d’imiter la syntaxe de leur langue. También et també se traduisent par aussi et peuvent être placés n’importe où dans la phrase ; il est cependant fréquent qu’ils soient situés à son commencement. L’étudiant traduisant littéralement aura donc tendance à commencer sa phrase par aussi sans se rendre compte que la signification change alors. Soyez donc vigilant au moment d’utiliser aussi !

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La locution adverbiale « du coup »

Vous connaissez certainement de nombreux connecteurs logiques de conséquence : donc, alors, par conséquent, ainsi… Mais il existe une locution adverbiale que peu d’étudiants en français langue étrangère connaissent : c’est du coup.

Cette expression est très employée, de plus en plus employée, et même, au dire de certains, trop employée : cela devient un tic ou une manie de semer ses phrases de du coup. Vous devez faire attention à réserver son emploi aux situations informelles et essentiellement à l’oral : l’expression est familière.

C’est presqu’un synonyme de par conséquent – qui, lui, n’est pas utilisé à l’oral. On dit parfois que du coup s’emploie quand la conséquence est inattendue. Ce n’est pas tout à fait exact. En utilisant cette expression, vous faites simplement semblant de croire que la conséquence de la première proposition est unique et somme toute logique.

Dans :

Il y avait une promotion sur les portables du coup j’en ai acheté un.

il n’y a pas de relation de cause à effet entre l’affirmation et l’action : ce n’est pas parce qu’il y a une promotion qu’on achète automatiquement un portable. Et pourtant, c’est ce que vous dites, ce qui vous permet de légitimer votre action (ici votre achat) : vous avez eu raison, il était normal d’en acheter un puisqu’il y avait une promotion.

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