L’organisation des congés payés en France

Depuis 1982, la durée des congés payés est de cinq semaines. L’organisation matérielle de ces congés tente de concilier la prérogative patronale d’organisation du travail avec le droit au repos du salarié.

L’employeur doit mettre en place un système de congés payés déterminé soit par la convention collective applicable, soit de façon unilatérale après consultation des délégués du personnel et/ou du comité d’entreprise. À moins que l’entreprise ne ferme durant les congés, il appartient à l’employeur de fixer l’ordre des départs après consultation du personnel ou de ses délégués, en tenant compte de la situation de famille des bénéficiaires et de la durée de leurs services dans l’établissement.

Si le salarié ne peut pas décider lui-même de ses dates de congés, il doit bénéficier au minimum de douze jours consécutifs de congés payés et au maximum de vingt-quatre jours pendant la période légale (du 1ermai au 31 octobre) ou la période substituée (période légale modifiée par une convention collective). La 5ème semaine ou les autres congés supplémentaires, tels ceux compensant la réduction du temps de travail, doivent être pris en dehors de cette période.

Le salarié ne peut pas choisir de reporter les congés sur l’année d’après ou demander à l’employeur de les lui payer sous forme d’indemnité. En conséquence, le salarié qui n’a pas pris tous ses jours de congés payés à l’intérieur de la période de prise de congés les perd, sauf si c’est l’employeur qui l’a mis dans l’impossibilité de les prendre.

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« Convaincant » ou « convainquant » ?

Il est parfois difficile de distinguer la forme verbale de l’adjectif : les deux se prononcent exactement pareil ; en d’autres termes, ils sont homophones. Tout serait simple si leur orthographe se confondaient également… mais ce n’est malheureusement pas le cas ! Doit-on écrire convaincant ou convainquant ? Quand faut-il employer le « u » du radical verbal ou au contraire ne pas l’utiliser ? Tout dépendra de la fonction grammaticale du mot.

Distinguons d’abord participe présent et gérondif : le gérondif est la forme verbale constituée du participe présent précédent de « en ».

Les personnes naviguant en mer Méditerranée savent que cette mer est capricieuse.

Familiarisez-vous avec le format de la leçon en naviguant dans les leçons accessibles au public dans le Centre des enseignants.

Gérondif et participe présent ont des significations différentes mais désignent tous les deux une action en train de se dérouler, ce sont donc des formes verbales. Ils seront invariables et conserveront le « u » du radical verbal.

Si le mot exprime un état, une propriété, il est un adjectif verbal ; il peut être variable et perd alors son « u ».

Le personnel navigant doit assurer la sécurité des passagers.

Cette règle vous permettra de distinguer ainsi fatiguant/fatigant, intriguant/intrigant, provoquant/provocant, convainquant/convaincant, etc.

Un truc : si vous pouvez substituer le mot par un adjectif, alors le mot ne s’écrira pas avec le « u » du radical verbal.

Son raisonnement est limpide.

Son raisonnement est convaincant.

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Comment prononcer la graphie -QU- en français ?

Mais comment prononcer la graphie –qu-en français : [k] ou [kw] ? Beaucoup d’étudiants hispanophones et catalanophones hésitent couramment. Disons simplement que dans l’immense majorité des cas, cette graphie se prononce [k] : quand, qui, quoi. Attention : dans ce dernier cas, vous entendez bien [kw] mais c’est à cause de la graphie –oi-  !

Ça, c’est pour la statistique ! Mais, en réalité, lorsque le mot est encore perçu comme un emprunt à une langue étrangère (c’est à dire, ici, au latin), les Français veulent respecter les règles de prononciation de cette langue. Pour le cas qui nous occupe aujourd’hui, si le mot qui contient la graphie –qu- leur semble encore être un mot savant emprunté au latin, les Français prononceront [kw]. Voyez par exemple les mots composés en aqua (« eau » en latin) : aquarelle, aquaculture, aquagym, etc.

Mais ce serait encore trop simple ! Les Français eux-mêmes semblent hésiter entre deux prononciations : cette hésitation est d’ailleurs signe que le mot s’intègre peu à peu dans la langue et ne se perçoit presque plus comme un emprunt. Prenons le mot quadruple : vous entendrez certains Français prononcer [k] mais d’autres diront [kwa] !

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Registre familier du champ lexical du travail

 

Comme dans toutes les langues, il existe en français de nombreux mots et expressions qui se réfèrent au travail. On parle bien sûr de métier, de gagne-pain, même de turbin (même si cette dernière expression est maintenant vieillie), mais on parle plus souvent de job, de taf ou de boulot : ces trois mots, tous familiers, remplacent pratiquement systématiquement le mot travail dans une conversation spontanée entre Français.

 

Vous entendrez donc des phrases comme :

Je te laisse, je vais au taf.

Il a changé de boulot le mois dernier.

C’est un bon job.

Taf a logiquement donné le verbe taffer, c’est-à-dire travailler. Le verbe que les Français utilisent presque exclusivement est bosser (qui vient sans doute de bosse, c’est à dire être courbé sur le travail). Travailler beaucoup, s’activer sans s’arrêter se dit ne pas chômer.

En ce moment, au boulot, on (ne) chôme pas.

À l’inverse, ne rien faire, perdre son temps, c’est glander (d’où le mot glandeur, personne qui ne fait rien).

Dans l’entreprise, le supérieur hiérarchique, c’est le chef (les étudiants étrangers pensent généralement que ce titre n’est attribué qu’à celui qui dirige une cuisine et ce n’est pas du tout le cas). D’une façon familière, les employés se réfèrent souvent à lui en employant l’anglicisme le boss, voire le big boss.

En ce moment, le chef, il est vraiment de mauvaise humeur !

Le (big) boss veut tous nous réunir demain matin.

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Emplois du pronom personnel ON

En français, le pronom on est très utilisé et il est important d’en connaître la signification. Il remplace très souvent le pronom nous :

Cet été, on ira en Estrémadure = cet été, nous irons en Estrémadure.

Attention ! il faut distinguer la signification du pronom on de son modèle de conjugaison : si on signifie généralement nous, le verbe qui le suit est conjugué à la troisième personne du singulier et non à la première du pluriel.

Vous ne pourrez donc surtout pas dire :

Cet été, on irons en Estrémadure.

On peut aussi être un pronom indéfini utile pour exprimer des généralités :

On mange bien dans ce restaurant (c’est à dire : tout le monde mange bien dans ce restaurant).

Et l’inconnu :

On frappe à la porte (qui ? je ne sais pas.)

Doit-on dire on ou l’on ? La présence de l’article l’devant on n’a rien d’obligatoire et elle est plus fréquente dans l’usage soutenu que dans le registre courant. Il s’agit d’une trace de l’ancien français : on était à l’origine un nom, qui signifiait « homme» et on le faisait précéder, tout comme les autres noms, de l’article. Mais l’on est aussi très utile pour éviter l’hiatus, que les Français détestent, comme nous l’avons vu dans un précédent post :

« Si l’on veut » équivaut à « Si on veut », mais est plus « agréable » aux oreilles françaises !

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E caduc en français et assimilation régressive

Aujourd’hui, un sujet un peu technique et donc un peu délicat ! On distingue en phonétique deux types de consonnes : les sonores, qu’on produit en utilisant les cordes vocales, et les sourdes, pour lesquelles nous n’utilisons pas les cordes vocales. En général, à chaque consonne sourde correspond une version sonore et inversement.

Consonne sonore Consonne sourde
B (Banane)

D (Danemark)

V (Vous)

Z (Zanzibar)

J (Janvier)

G (Galapagos)

P (Patate)

T (Toronto)

F (France)

S (Suisse)

CH (Chanter)

K (Cameroun)

En français, il est fréquent que disparaisse à l’oral le e dit caduc ou muet (sauf dans le sud de la France) ; cette disparition met alors en contact deux consonnes.

Ex. : « Je peux » est prononcé « j’peux » ; « je veux » : « j’veux »

Mais, il est impossible de prononcer une consonne sonore suivie d’une consonne sourde ou une consonne sourde suivie d’une consonne sonore : deux consonnes de nature différente ne peuvent pas être prononcées à la suite. Il est donc nécessaire de modifier la nature d’une des deux consonnes : en français, c’est généralement la deuxième qui influence la première et qui lui donne sa nature.

  • Dans « j’peux », « j » est sonore et « p » est sourd ; il faut donc faire une modification. Le « p » va donner sa nature au « j », c’est à dire que nous devons prononcer la version sourde de « j », qui est « ch ». Phonétiquement, « j’peux » sera donc « chpeux».
  • Dans « j’veux», « j » est sonore et « v » l’est aussi. Il n’y a donc aucun problème, les deux consonnes peuvent se prononcer à la suite sans aucune modification.

 

 

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Comment exprimer l’hypothèse en français

Les étudiants en français langue étrangère connaissent généralement l’emploi du si pour lequel on distingue trois cas :

  1. Si + présent/passé composé + présent, futur ou impératif

Si tu as le temps, tu peux venir.

Si tu as le temps, tu viendras nous voir ?

Si tu as le temps, viens nous voir.

Si tu as fini, tu peux sortir.

  1. Si + imparfait + conditionnel présent

S’il faisait beau demain, on pourrait aller pique-niquer.

  1. Si + plus-que-parfait + conditionnel passé

Si tu étais venu, tu aurais pu rencontrer Mario. (mais tu n’es pas venu et c’est maintenant trop tard)

Mais il existe d’autres manières d’exprimer la condition et l’hypothèse, que les étudiants oublient souvent :

  • Au cas où + conditionnel (présent ou passé)

La principale difficulté, ici, pour les hispanophones et les catalanophones est d’employer le conditionnel et non le subjonctif, comme ils ont tendance à le faire (influence de leur langue maternelle) :

Au cas où tu aurais perdu mon adresse, je te redonne mes coordonnées.

  • A condition que, pourvu que + subjonctif

Je veux bien te prêter ma voiture à condition que tu sois prudent.

La conjonction à condition que se transforme en à condition de si le sujet des verbes des deux propositions est le même :

Pierre fera ce travail à condition d’avoir le temps. (le sujet à « faire ce travail » et à « avoir le temps », c’est Pierre).

  • Le gérondif

On utilise aussi très souvent le gérondif :

En cherchant bien, tu la retrouveras, cette bague !

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L’expression de la restriction avec ne… que

L’expression de la restriction pose généralement beaucoup de problème aux étudiants de français langue étrangère, surtout pour la percevoir à l’oral dans la bouche de leurs interlocuteurs.

La restriction peut être exprimée par l’adverbe seulement :

À la dernière réunion, il y avait seulement trois personnes.

Elle prend seulement un bagage à main.

À l’oral, la tournure ne… que est presque toujours préférée à seulement. Ne se place avant le verbe de la proposition et que se place devant le terme sur lequel porte la restriction.

À la dernière réunion, il n’y avait que trois personnes.

Elle ne prend qu’un bagage à main.

Le problème est que, comme pour la négation verbale, la première partie de la tournure (ne) est systématiquement éliminée à l’oral.

À la dernière réunion, il y avait que trois personnes.

Si la forme que est élidée (soit en raison de la chute du e caduc soit devant un mot commençant par une voyelle), la restriction est uniquement exprimée par qu’, c’est-à-dire par le son [k] !

À la dernière réunion, il y avait qu’trois personnes.

Elle prend qu’un bagage à main.

 

Ce procédé offre une économie de moyens certaine : nous passons successivement d’un mot de trois ou deux syllabes (seulement/seul’ment), à une tournure à deux syllabes (ne… que) puis à une syllabe (que) pour finir par un unique son (qu’). Mais pour l’étudiant étranger, cela signifie qu’il doit redoubler d’attention. Distinguez par exemple :

Elle prend un bagage à main.

Elle prend qu’un bagage à main.

 

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Le discours indirect en français (1)

Il est fréquent de répéter les propos de quelqu’un, c’est ce qu’on appelle en grammaire le discours indirect. Celui-ci pose généralement un problème au locuteur : il lui faut modifier la syntaxe de la phrase originelle.

Une première transformation concerne le type de phrase. Pour introduire une phrase déclarative, on utilise « que ».

Je vous remettrai le dossier demain matin.

Je lui ai dit que je lui remettrais le dossier demain matin.

Pour introduire une question fermée, on utilise « si ».

Vous pouvez m’envoyer le devis avant mardi ?

Je lui demande s’il peut m’envoyer le devis avant mardi.

Pour introduire une question ouverte, on reprend le mot interrogatif.

Où achetez-vous ces produits ?

Je lui ai demandé où elle achetait ces produits.

Pour introduire une question avec « quoi », « que » ou « qu’est-ce que » on utilise « ce que ».

Tu fais quoi ?

Il lui demande ce qu’elle fait.

Que voulez-vous dire ? Qu’est-ce que vous voulez dire ?

Je vous demande ce que vous voulez dire.

Enfin, pour introduire une phrase à l’impératif, on utilise la préposition « de ».

Asseyez-vous !

Il m’a demandé de m’asseoir.

À cette première transformation, il faudra ajouter celle des marqueurs temporels (par exemple, ce jour-là pour aujourd’hui, la veille pour hier ou le lendemain pour demain) et les pronoms sujets ainsi que les adjectifs possessifs et démonstratifs.

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Reprise des cours de français à VOILÀ

C’est la neuvième rentrée à VOILÀ en ce début du mois de septembre 2018 : nous avons hâte de fêter nos dix ans l’année prochaine ! Nous sommes heureux de retrouver tous nos clients : Quimidroga, Delta Dore, Bundó Display, Gecom, Leroy Merlin, Synergie, Flamagas, Sixense et Sagardoy Abogados. Les classes au Servei d’Ocupació de Catalunya et au Département de la Culture de la Generalitat reprendront un peu plus tard dans l’année.

La note de l’enquête de satisfaction remplie par les étudiants de l’an passé a plutôt été encourageante : 4,42 sur 5 ! Mention spéciale pour nos professeurs, avec une note moyenne de 4,77 sur 5 !

Nous reprenons donc aujourd’hui la publication sur notre blog ainsi que sur tous les réseaux sociaux : Twitter, Facebook et Instagram. Inscrivez-vous à ces différents comptes si ce n’est pas encore fait : vous apprendrez tous les jours quelque chose !

Parmi nos objectifs, cette année, nous voudrions généraliser l’utilisation de la plateforme Edmodo dans nos cours ; elle permettra aux étudiants d’avoir accès aux documents sonores et aux vidéos que les professeurs utilisent en classe : ils pourront donc les réécouter ou les revoir librement en dehors de la classe. Le professeur pourra aussi y laisser du matériel complémentaire pour les plus motivés afin qu’ils puissent travailler et améliorer leur français après le cours.

Nous vous souhaitons à tous une excellente année, en français, bien sûr !!

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