Les mots composés d’un redoublement d’une syllabe en français

Certains mots du langage enfantin ou familier sont composés d’une syllabe répétée. Parfois, le mot comporte le redoublement de la syllabe initiale du mot d’origine : cracra vient de la première syllabe de crasseux.

Laissons de côté le langage enfantin, que vous n’aurez probablement pas l’occasion d’utiliser dans un contexte professionnel ! Disons seulement que lolo est le lait, tonton et tata, l’oncle et la tante, joujou, un jouet, coco, un œuf, faire dododormir (comme dans la célèbre berceuse), et doudou, l’objet qui réconforte un enfant (probablement du redoublement du mot doux).

Le mot bonbon est un faux ami pour les hispanophones et les catalanophones. L’origine du mot est évidemment un redoublement du mot bon mais il désigne une sucrerie et non un chocolat ! Un gogo est une personne trop crédule qu’il est facile de duper ; il est fabriqué à partir du verbe familier gober : avaler mais aussi au figuré croire aveuglément. Les chichis sont une attitude maniérée ; l’expression est généralement utilisée dans une phrase à la négation : « Ne faisons pas de chichis ! », c’est-à-dire : « Faisons tout cela simplement ! ».

Il existe beaucoup de mots formés sur le même modèle et vous pourrez en trouver un liste bien remplie sur Wikipédia !

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Comment exprimer l’hypothèse en français

Les étudiants en français langue étrangère connaissent généralement l’emploi du si pour lequel on distingue trois cas :

  1. Si + présent/passé composé + présent, futur ou impératif

Si tu as le temps, tu peux venir.

Si tu as le temps, tu viendras nous voir ?

Si tu as le temps, viens nous voir.

Si tu as fini, tu peux sortir.

  1. Si + imparfait + conditionnel présent

S’il faisait beau demain, on pourrait aller pique-niquer.

  1. Si + plus-que-parfait + conditionnel passé

Si tu étais venu, tu aurais pu rencontrer Mario. (mais tu n’es pas venu et c’est maintenant trop tard)

Mais il existe d’autres manières d’exprimer la condition et l’hypothèse, que les étudiants oublient souvent :

  • Au cas où + conditionnel (présent ou passé)

La principale difficulté, ici, pour les hispanophones et les catalanophones est d’employer le conditionnel et non le subjonctif, comme ils ont tendance à le faire (influence de leur langue maternelle) :

Au cas où tu aurais perdu mon adresse, je te redonne mes coordonnées.

  • A condition que, pourvu que + subjonctif

Je veux bien te prêter ma voiture à condition que tu sois prudent.

La conjonction à condition que se transforme en à condition de si le sujet des verbes des deux propositions est le même :

Pierre fera ce travail à condition d’avoir le temps. (le sujet à « faire ce travail » et à « avoir le temps », c’est Pierre).

  • Le gérondif

On utilise aussi très souvent le gérondif :

En cherchant bien, tu la retrouveras, cette bague !

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