Terminologie pour désigner les personnes dans le monde du travail

La façon de désigner les personnes avec lesquelles on entretient un rapport hiérarchique dans le travail a changé. Pendant longtemps, le responsable de service a appelé les personnes qui travaillaient sous ses ordres ses « subordonnés », c’est à dire : qui dépendent hiérarchiquement d’une personne de rang plus élevé. Depuis qu’on essaie, à l’exemple des anglo-saxons, de réduire la distance hiérarchique au travail, « subordonné » est devenu péjoratif et discriminant.

Le subordonné s’est donc transformé en collaborateur (c’est à dire : personne qui travaille avec d’autres). Certains critiquent ce politiquement correct et y voient là une belle hypocrisie. C’est de toute manière paradoxal d’utiliser un mot qui jusque-là était lui aussi très marqué et péjoratif, et a même été une insulte. En effet, un collaborateur (ou mieux, un « collabo ») a longtemps désigné le partisan et l’artisan de la collaboration avec l’ennemi durant l’occupation allemande de la seconde guerre mondiale.

Inversement, si « chef », forme populaire, continue d’être employé, il est concurrencé par « boss » et « supérieur hiérarchique » ou « responsable de service » lui sont communément préférés.

Toutefois, pour la personne qui exerce la même fonction qu’une autre ou qui fait partie de la même structure, on use encore et toujours du mot « collègue ». Il faut d’ailleurs souligner que, excepté dans le sud de la France, « collègue » ne suppose en aucune façon des relations d’amitié. Même si, évidemment, un collègue peut aussi devenir un ami.

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Le langage des doigts et des mains en France (2)

Nous continuons à voir ensemble la signification de quelques gestes des Français.

Le bout des cinq doigts qui se rejoignent et orientés vers le haut : ce geste ponctue le discours et montre que ce que vous dites est très important.

En ouvrant la main, la paume vers l’interlocuteur, et en l’agitant légèrement de gauche à droite et de droite à gauche, vous refusez poliment la proposition de votre interlocuteur.

Pour signifier que quelqu’un est fou, on tape légèrement son index contre sa tempe (variante : l’index tourne contre la tempe).

Les deux mains jointes et les doigts emmêlés, les pouces tournant l’un autour de l’autre : vous dites que vous êtes inoccupé, oisif.

La main semble jeter quelque chose par dessus l’épaule. On refuse ainsi de rendre service, ou une proposition qui nous semble exagérée.

Le pouce et l’index forment un petit cercle, les quatre doigts sont ouverts. Ce geste exprime l’appréciation, en particulier pour un plat, une recette de cuisine.

Enfin, voici un geste très vulgaire : le bras est plié, poing fermé et l’autre main vient frapper vigoureusement l’avant bras pour s’y poser. C’est le geste du « bras d’honneur ». C’est l’équivalent du geste où le majeur est tendu (les autres doigts sont repliés) –appelé lui un « doigt d’honneur ». Vous ainsi exprimez votre hostilité ; c’est une insulte.

Vous pouvez complétez votre apprentissage de la gestualité française grâce à l’humoriste Gad Elmaleh (c’est en anglais) :

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Le langage des doigts et des mains en France

On croit souvent que les gestes ont la même signification d’une culture à l’autre. Pourtant, tout le monde a en mémoire l’exemple des pays où on hoche la tête de bas en haut pour nier ou refuser, et de droite à gauche pour dire oui… Le langage non verbal est spécifique à chaque culture même si certaines d’entre elles peuvent partager certains gestes.

Voici quelques gestes employés en France.

Les doigts tendus vers l’interlocuteur, serrés les uns contre les autres et tapotant le pouce comme une pince qui s’ouvre et se referme, signifient « Tais-toi ! ». C’est un geste très familier et qui peut être très impoli voire agressif si vous le faites à une personne que vous connaissez peu.

En tendant votre index vers l’œil et en tirant un peu la peau vers le bas, vous dites à votre interlocuteur que vous ne le croyez pas. Vous pouvez accompagner votre geste par les mots : « Mon œil ! ». C’est aussi un geste familier.

En plaçant votre pouce près de l’oreille et l’auriculaire près de la bouche (les autres doigts sont repliés), vous dites « On se téléphone ! ».

Les doigts collés et repliés, qui frottent la joue du côté extérieur de la main, en soufflant légèrement : vous montrez que quelque chose ou quelqu’un vous ennuie. Vous pouvez accompagner votre geste des mots : « Ça/il me rase ! » ou « C’est rasant ! ».

Le poing fermé devant le nez avec une légère rotation : « Il a trop bu, il est ivre ! ».

Il existe beaucoup d’autres gestes ! Nous en reparlerons les prochaines semaines.

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