Les liaisons en français

Le phénomène de la liaison consiste à prononcer la consonne finale d’un mot, qui en principe ne se prononce pas, lorsque le mot suivant commence par une voyelle. Elle permet, entre autre, d’éviter l’hiatus.

« Elle entrait et disait » : le t final de « entrait » qui ne pourrait pas se prononcer dans : « Elle entrait », peut ici être sonorisé : [ɛlãtRɛtedizɛ].

Le problème est qu’il existe plusieurs types de liaison : celles qui sont obligatoires, celles qui sont facultatives et celles qui sont interdites. Comment savoir à quel type de liaison on a affaire ? C’est difficile de le savoir. On peut essayer de dégager quelques grandes règles, même si celles-ci ne sont pas tout à fait exactes.

Les liaisons obligatoires concernent souvent les groupes de mots qui forment une unité telle que ces mots ne pourraient pas exister séparément :

Dans « Ils ont » et « Vous allez », les pronoms « ils » et « vous » sont étroitement liés à la base verbale. On prononcera donc : [ilzɔ̃] et [vuzale] et non *[il/ɔ̃] ou *[vu/ale].

Les liaisons sont interdites lorsqu’elles uniraient deux groupes de mots de fonction grammaticale différente :

Dans « Le printemps est arrivé », « le printemps » est sujet et « est arrivé » est le verbe ; il est impossible d’unir par une liaison ces deux groupes en disant : *[lɘpRɛ̃tazɛtarive].

Pour le reste des cas, la liaison est facultative. Il vous reste simplement à savoir que plus vous faites les liaisons facultatives, plus votre registre est soutenu et « élégant ».

Nos cours de français en entreprises, c’est aussi apprendre cela !

Tagged , , ,

La négociation interculturelle avec des francophones

Maîtriser les techniques de discussion commerciales ne suffit pas : connaître les us et coutumes locaux et faire preuve d’humilité sont aussi essentiels.

Le rapport au temps peut être différent d’un pays à l’autre : au Maghreb par exemple, certaines négociations commerciales ou contractuelles peuvent se terminer le samedi (ce jour n’étant pas férié). Au Maghreb encore, le chef évitera toujours de faire perdre la face à l’un de ses collaborateurs. Il ne faut pas non plus négliger la gestion de l’espace entre soi et l’autre : elle est très importante : un méditerranéen (un Maghrébin, un Espagnol ou Méridionale français) auront, à des degrés divers, tendance à toucher leur interlocuteur ; en revanche, ce geste risque de surprendre et de mettre mal à l’aise un Français de Paris.

Négociation interculturelleMême quand les codes culturels sont assez similaires, comme pour l’Espagne et la France, il est nécessaire d’être attentif à certaines particularités. Patrick Denoux explique que « dans les négociations commerciales franco-espagnoles, [il a été souvent] observé que les négociateurs français partaient à la recherche d’un interlocuteur alors que les négociateurs espagnols partaient à la recherche d’un réseau. Bien que les variations entre France et Espagne soient faibles sur les quatre indices culturels (distance hiérarchique, contrôle de l’incertitude, individualisme et masculinité), des différences importantes dans l’identification des partenaires sont apparues liées à des fonctionnements collectifs ou individuels culturellement marqués et engageant les phénomènes identitaires. Par exemple, la pratique qui consiste à donner la carte de visite d’un tiers est difficilement concevable en milieu français où elle reste d’une identité sociale individualisée ».

Nos cours de français en entreprises, c’est aussi apprendre cela !

Tagged , ,

L’expression de la condition et de l’hypothèse en français

Hypothèse en français

Les étudiants en français langue étrangère connaissent généralement l’emploi du si pour lequel on distingue trois cas :

1. Si + présent/passé composé + présent, futur ou impératif

Si tu as le temps, tu peux venir.

Si tu as le temps, tu viendras nous voir ?

Si tu as le temps, viens nous voir.

Si tu as fini, tu peux sortir.

2. Si + imparfait + conditionnel présent

S’il faisait beau demain, on pourrait aller pique-niquer.

3. Si + plus-que-parfait + conditionnel passé

Si tu étais venu, tu aurais pu rencontrer Mario. (mais tu n’es pas venu et c’est maintenant trop tard)

Mais il existe d’autres manières d’exprimer la condition et l’hypothèse, que les étudiants oublient souvent :

–       Au cas où + conditionnel (présent ou passé)

La principale difficulté, ici, pour les hispanophones/catalanophones est d’employer le conditionnel et non le subjonctif, comme ils ont tendance à le faire (influence de leur langue maternelle) :

Au cas où tu aurais perdu mon adresse, je te redonne mes coordonnées.

–       A condition que, pourvu que + subjonctif

Je veux bien te prêter ma voiture à condition que tu sois prudent.

La conjonction à condition que se transforme en à condition de si le sujet des verbes des deux propositions est le même :

Pierre fera ce travail à condition d’avoir le temps. (le sujet à « faire ce travail » et à « avoir le temps », c’est Pierre).

–       Le gérondif

On utilise aussi très souvent le gérondif :

En cherchant bien, tu la retrouveras, cette bague !

Nos cours de français en entreprises, c’est aussi apprendre cela !

Tagged , , , , ,