Les gestes des Français

On croit souvent que les gestes ont la même signification d’une culture à l’autre. Pourtant, tout le monde a en mémoire l’exemple des pays où on hoche la tête de bas en haut pour nier ou refuser, et de droite à gauche pour dire oui… Le langage non verbal est spécifique à chaque culture même si certaines d’entre elles peuvent partager certains gestes.

Voici quelques gestes employés en France.

Les doigts tendus vers l’interlocuteur, serrés les uns contre les autres et tapotant le pouce comme une pince qui s’ouvre et se referme, signifient « Tais-toi ! ». C’est un geste très familier et qui peut être très impoli voire agressif si vous le faites à une personne que vous connaissez peu.

En tendant votre index vers l’œil et en tirant un peu la peau vers le bas, vous dites à votre interlocuteur que vous ne le croyez pas. Vous pouvez accompagner votre geste par les mots : « Mon œil ! ». C’est aussi un geste familier.

En plaçant votre pouce près de l’oreille et l’auriculaire près de la bouche (les autres doigts sont repliés), vous dites « On se téléphone ! ».

Les doigts collés et repliés, qui frottent la joue du côté extérieur de la main, en soufflant légèrement : vous montrez que quelque chose ou quelqu’un vous ennuie. Vous pouvez accompagner votre geste des mots : « Ça/il me rase ! » ou « C’est rasant ! ».

Le poing fermé devant le nez avec une légère rotation : « Il a trop bu, il est ivre ! ».

Il existe beaucoup d’autres gestes ! Nous en reparlerons les prochaines semaines.

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Faire un stage en France

De nombreux diplômes exigent d’avoir effectué un stage de plusieurs mois en entreprise, dans le domaine concerné. Une convention doit être signée entre l’organisme d’accueil, le stagiaire, et l’organisme de formation. Le stagiaire n’est pas considéré comme un salarié et n’en a donc pas les droits. Depuis le 1er septembre 2010, les stages en entreprise doivent être intégrés à un cursus pédagogique, aussi la limitation de durée de 6 mois n’est plus applicable à compter de cette date.

C’est d’ailleurs la principale plainte des organisations estudiantines : cette absence de plafond ne permet plus d’empêcher que les stages ne se transforment en emplois déguisés. De fait, même si la loi précise que « le stage ne doit pas être fait pour remplacer un salarié en cas d’absence, de suspension de son contrat de travail ou de licenciement, pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent, pour faire face à un accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise, ou pour occuper un emploi saisonnier », certaines entreprises ne respectent pas ce dispositif.

Le versement d’une gratification de stage est obligatoire si la durée du stage est supérieure à deux mois consécutifs. Elle est au minimum égale à 12% du plafond horaire fixé par la Sécurité Sociale, soit 30% du SMIC environ. En 2011, elle est de 417,09 €. Cette gratification n’est pas fonction du diplôme et est la même quel que soit le niveau d’études. Pour certains, il serait judicieux de ne pas mettre en concurrence des étudiants de 20 ans inexpérimentés et des étudiants de 27 ans ayant déjà plus d’un an de stage à leur actif.

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Petit cours sur les contractions à l’oral en français

Tous les apprenants en font l’expérience : le français ne se prononce pas comme il s’écrit. C’est que le code oral et le code écrit, à l’inverse des autres langues latines, s’écartent à la manière de deux continents. Certes, nous ne sommes pas dans la situation de l’arabe, qui voit coexister l’arabe littéraire –lingua franca parmi tous les Arabes cultivés- et ses variantes orales et locales (au Maroc, en Tunisie, en Algérie, etc.). Mais nous y tendons.

C’est que, pour faire vite, l’orthographe du français s’est fixée au XVIIème siècle alors que sa prononciation n’a cessé d’évoluer et de se modifier. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous accordons une si grande importance à la phonétique durant nos cours de français.

Quelques règles sont donc utiles à l’heure de parler et comprendre à l’oral une langue comme le français. Non seulement « ne », dans la négation « ne… pas » est systématiquement éludé, mais certains sons disparaissent si la situation n’est pas formelle (c’est à dire la majorité des cas).

Excepté dans le sud du pays, le e final tombe, même devant une consonne, dans me, te, se, le, de et je. Attention toutefois : « je » devient donc « j’ » mais se prononce « ch » : j’pars se dit « chpar » ; de la même façon, « de » devient « d’ » mais se prononce « t » : Beaucoup d’farine se dit « bocoutfarine ».   D’autres voyelles finales tombent, devant une voyelle seulement : le i du pronom relatif qui (« c’est toi qu’as fait ça ? »), et le u de tu (« T’es parti quand ? »).

Enfin, certaines consonnes finales ont tendance elles aussi à disparaître : le l dans il, ils, elle, elles, et plus : par exemple, elles sont parties devient « è sont parties » ; il disparaît carrément dans l’expression il y a, qui se prononce tout simplement « ya ».

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Comment désigner les personnes avec qui on travaille ?

La façon de désigner les personnes avec lesquelles on entretient un rapport hiérarchique dans le travail a changé il y a une quinzaine d’années. Pendant longtemps, le responsable de service a appelé les personnes qui travaillaient sous ses ordres ses « subordonnés », c’est à dire : qui dépendent hiérarchiquement d’une personne de rang plus élevé. Depuis qu’on essaie, à l’exemple des anglo-saxons, de réduire la distance hiérarchique au travail, « subordonné » est devenu péjoratif et discriminant.

Le subordonné s’est donc transformé en collaborateur (c’est à dire : personne qui travaille avec d’autres). Certains critiquent ce politiquement correct et y voient là une belle hypocrisie. C’est de toute manière paradoxal d’utiliser un mot qui jusque-là était lui aussi très marqué et péjoratif, et a même été une insulte. En effet, un collaborateur (ou mieux, un « collabo ») a longtemps désigné le partisan et l’artisan de la collaboration avec l’ennemi durant l’occupation allemande de la seconde guerre mondiale.

Inversement, « chef », forme populaire, est de moins en moins employé. « Supérieur hiérarchique » ou « responsable de service » lui sont communément préférés.

Toutefois, pour la personne qui exerce la même fonction qu’une autre ou qui fait partie de la même structure, on use encore et toujours du mot « collègue ». Il faut d’ailleurs souligner que « collègue » ne suppose en aucune façon des relations d’amitié, comme c’est le cas en espagnol et en catalan. Même si, évidemment, un collègue peut aussi devenir un ami.

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Le salaire minimum en France et sa réévaluation

Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance, plus connu sous l’abréviation SMIC, est, en France, le salaire minimum horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié. Il est réévalué au minimum tous les ans au 1er janvier. De plus si l’inflation constatée entre le niveau ayant servi de référence pour la dernière augmentation du SMIC le 1er janvier et le dernier mois connu (N-1) dépasse 2 %, il est automatiquement réévalué au mois N+1 du pourcentage de cette inflation.

C’est pour cette raison qu’il n’y a pas eu de réévaluation automatique en juillet, août et septembre derniers : l’inflation a été de 1,90% par rapport à novembre 2010 (niveau ayant servi de base pour l’augmentation du 1er janvier 2011).

Son augmentation correspond au minimum à l’inflation constatée l’année précédente, plus 50 % de l’augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier. Les pouvoirs publics peuvent décider d’une revalorisation supplémentaire.

Depuis le 1er janvier 2011, la valeur du SMIC brut est de 9,00 € par heure en France soit, pour un travail à temps plein de 151,67 heures par mois (semaine de 35 heures), 1 365 € brut mensuel, 1 073 € net. Parmi les pays de l’OCDE, la France a l’un des salaires minima les plus élevés.

Au 1er juillet 2008, il y avait 3,37 millions de « smicards » en France, représentant 14,5 % des salariés.

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La reprise des cours de français en entreprise à VOILÀ

Nous voici début septembre et les cours de français vont peu à peu tous reprendre au long du mois. Quimidroga, Roquette, Pau Education, la Présidence de la Generalitat de Catalunya et le Consell Català de l’Esport nous font à nouveau confiance pour 2011-2012. Cette année, deux nouveaux organismes publics, le Síndic de Greuges de Catalunya et le Servei d’Ocupació de Catalunya (SOC), ont également fait appel à nos services.

Dans le contexte économique actuel, où toutes les entreprises et institutions publiques ont dû se résoudre à des coupes sombres dans leur budget, et notamment dans celui de la formation, nous continuons pourtant à nous développer. Ces bons résultats ne sont évidemment pas dus au hasard : dès le commencement de notre activité, nous avions décidé de 4 axes :

  1. Nous concentrer exclusivement sur l’offre de cours de français en entreprises à Barcelone
  2. Veiller à être constamment attentif aux besoins variés et changeants de nos clients
  3. Privilégier le recrutement de professeurs bien formés et motivés
  4. Ajuster au maximum nos prix

Cette politique a été fructueuse et nous bénéficions maintenant d’une solide réputation de qualité. Savoir apprécier ces succès ne nous empêchera pas de chercher, cette année encore, à mieux travailler pour satisfaire nos clients, anciens et nouveaux. Comment ? Tout simplement en remettant constamment en cause nos pratiques et nos croyances !

Bonne année d’études à VOILÀ !

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Les abréviations et les sigles en français

Les Français adorent utiliser les abréviations et les sigles, tout simplement pour aller plus vite quand ils parlent. Les mots longs de plus de trois syllabes sont donc aussi souvent que possible impitoyablement écourtés.

Parlons des sigles. La technique consiste à former un mot à partir de lettres initiales. On prononce chaque lettre l’une après l’autre, sur la même base que la phonétique de l’alphabet. Quand on les écrit, en principe on doit placer un point après chaque lettre mais on a de moins en moins tendance à le faire, comme si, justement, le sigle devenait un mot à part entière.

Dans le domaine du lexique lié au français commercial, vous trouverez donc : PDG (Président Directeur Général), un travail en CDI (Contrat à Durée Indéterminée) ou en CDD (Contrat à Durée Déterminée), le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance), DRH (Directeur des Ressources Humaines), etc.

Mais cette folie du sigle a même gagné les noms propres, la ministre des Affaires Étrangères de Sarkozy, qui a dû démissionner en février dernier, s’appelle Michèle Alliot-Marie : trop long ! tout le monde l’appelle donc MAM. Idem pour l’ancien Président de la République, VGE, Valéry Giscard d’Estaing, ou pour désormais le mondialement célèbre, Dominique Strauss-Kahn, DSK !

L’abréviation se fait parfois par la troncation du début ou de la fin du mot. Le plus souvent, on élimine les dernières syllabes du mot (apocope) : compta pour comptabilité, bac pour baccalauréat, bon app pour bon appétit, la pub pour la publicité, à plus pour à plus tard, aprem pour après-midi, etc. Parfois, on élimine les premières syllabes (aphérèse) : en langage parlé et relâché, bonsoir devient ‘soir, américain devient ricain, etc.

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C’est tout pour cette année. Nous continuons à travailler au mois de juillet mais le blog prend ses vacances !

Bon été à tous !

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Le connecteur de la conséquence « aussi »

Aussi est un des premiers mots que l’apprenant rencontre et mémorise lors de la classe de français :

– J’aime la musique reggae, et toi ?
– Moi aussi.

Mais aussi a une autre signification que l’immense majorité des étudiants ignorent : c’est un connecteur logique introduisant la conséquence :

Il avait manqué son train, aussi il est arrivé en retard (ou : il avait manqué son train, aussi est-il arrivé en retard).

Ce connecteur appartient au registre de la langue soutenue et est donc peu utilisé à l’oral.

Le problème est que la signification de aussi diffère selon sa place dans la phrase : situé après le verbe, c’est un synonyme de également ; à l’attaque de la phrase, il signifie par conséquent, donc.

J’ai aussi été au supermarché = j’ai été aussi au supermarché = j’ai été au supermarché aussi.

Mais :

Aussi j’ai été au supermarché.

Une erreur des hispanophones et des catalanophones est d’imiter la syntaxe de leur langue. También et també se traduisent par aussi et peuvent être placés n’importe où dans la phrase ; il est cependant fréquent qu’ils soient situés à son commencement. L’étudiant traduisant littéralement aura donc tendance à commencer sa phrase par aussi sans se rendre compte que la signification change alors. Soyez donc vigilant au moment d’utiliser aussi !

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Le code vestimentaire au travail

En France comme en Espagne, chacun s’habille bien évidemment comme il l’entend. Au travail, la jurisprudence (en 1998) a même consacré la liberté du salarié de se vêtir comme il l’entend. Pourtant les codes vestimentaires, qui correspondent à la culture de l’entreprise, restreignent parfois votre liberté. Le Code du travail prévoit que l’employeur peut, s’il le justifie d’une raison valable, refuser que vous travailliez dans la tenue de votre goût.

Les codes vestimentaires varient selon le secteur. Dans la publicité et les métiers de la culture, s’habiller à la mode est courant. Les informaticiens, professeurs et responsables administratifs des PME, par exemple, préfèrent des tenue décontractées : pull, chemise sans cravate, pantalon ou jean. Dans les métiers de la finance, des assurances, etc., on porte une tenue plus sévère : costume sombre, chemise bleue ou blanche, cravate, et tailleurs pour les femmes.

Le code vestimentaire varie également selon la fonction : plus elle est élevée dans la hiérarchie de l’entreprise, plus la tenue devient sévère et classique.

En général, code vestimentaire, distance hiérarchique et tutoiement (ou vouvoiement) sont liés : si la tenue est formelle, le vouvoiement sera de mise et la distance hiérarchique longue (on dit que la distance hiérarchique est longue quand les supérieurs sont difficilement accessibles et que les subordonnés prennent peu d’initiatives).

La difficulté, comme toujours en interculturel, est que les codes vestimentaires de l’entreprise sont souvent implicites !

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L’aménagement des espaces de travail

L’influence anglo-saxonne en la matière est indéniable : de nombreuses entreprises organisent leurs bureaux en espaces ouverts (les fameux open spaces). Cela leur permet d’économiser des mètres carrés et prétend faciliter le travail en équipe et la réactivité. C’est parfois le contraire qui se passe : les échanges sont minimisés pour éviter de déranger. Cela peut être aussi générateur de stress pour les salariés. Le livre à succès L’open space m’a tuer, publié il y a 2 ans, est une critique acerbe et drôle de ce type d’aménagement de bureaux.

L’aménagement de l’espace de travail « à la française » a donc encore certainement de beaux jours devant lui. Peut-être encore plus qu’ailleurs, le Français est attaché à son endroit et certains ont même parlé de « logique patrimoniale ». En somme, de la même façon que le Français moyen aime posséder sa maison individuelle parfaitement délimitée par une barrière ou une haie, le Français aimerait avoir un bureau personnel lui donnant un minimum d’intimité, ce que ne permet précisément pas l’open space.

Mais en France, l’espace de travail est aussi par tradition un lieu d’échange social (socialisation rythmée par des rituels tels que la pause café, la pause déjeuner, etc.) ; l’espace personnel ne doit donc pas trop isoler chaque salarié : il faut trouver un compromis, ce qui n’est pas facile. Des entreprises choisissent par exemple de diviser leurs open spaces et d’alterner d’immenses tables en forme de ruban pouvant accueillir cinquante personnes, les « Lovebench », avec des espaces isolés, les « Lovebox ».

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